Vendredi 16 décembre 2011 5 16 /12 /Déc /2011 09:39

Aricle paru sur le" courrier d'Algérie"

Commentaire par Medd Boudia

Eh ! Oui ! Mon ami ! C'est une perte sèche pour l'Algérie, mais ne soyons pas tellement outrés par ces arnaques sociétales car il y a beaucoup à voir dans d'autres secteurs et surtout celui de la culture, celui des réceptions, celui des fêtes nationales, etc... C'est la dilapidation pure et simple des deniers non pas de l'Etat mais du peuple que nos dirigeants sont en train de semer à tous vents pour la pérennité du système en place. Je voudrais ajouter autre chose, pour ce qui est des réformes et du CNES qui s'est démené dans certaines régions du pays  en invitant à ses après-midi ou matinées récréatives, tous les Béni-Oui-Oui du système, faisant abstraction du peuple en général. Comment voulez-vous avoir du neuf avec du vieux. Ces messieurs sont en train de dribbler le peuple qui sait pertinemment qu'il est légué aux oubliettes de la politique du système et des tenants locaux du pouvoir en place. Il n'y a qu'à voir les dossiers déposés au niveau de toutes les structures créées pour l'emploi des jeunes et moins jeunes. Elles ne profitent qu'aux riches car il faut payer à l'avance (rachoua) pour pouvoir accéder à tel ou tel crédit. C'est le laisser-aller total de la part des instances ayant le contrôle de la moralité et de l'équilibre social. En matière d'organisation sociétale, et vu les dépenses faramineuses observées au niveau des associations et du ministère de la culture, rien de probant ni d'utile n'a été répertorié si ce n'est des visites de villégiature d'une wilaya à une autre et où vous trouverez toujours les mêmes têtes qui en bénéficient car sous l'égide d'énergumènes qui n'ont aucun lien avec la culture, ni avec la morale qui tend à faire revivre le patrimoine culturel matériel et immatériel de notre pays bien-aimé. En matière de livres, depuis l'avènement de l'année de la culture arabe, 1000 publications ont été accordées au ministère de la cultures pour aider les écrivains démunis à éditer, mais qu'en est-il, c'est une chasse gardée pour ceux du ministère et leurs amis. Je voudrais savoir qui en a bénéficié durant toutes ces années depuiss 2007. Pourquoi n'a-t-on pas créé un quota pour chaque wilaya ? Pourquoi laisse-t-on des scribouillards décider à qui éditer ? Pourquoi n'appelle-t-on pas un collectif d'écrivains au niveau de chaque wilaya pour le partage de ces deniers de l'édition ? N'est-ce pas l'argent du contribuable algérie . Les auteurs de Chlef n'ont-ils pas eux aussi droit à l'édition gratuite pour promouvoir la culture dans leur région ? Un chapelet de questions reste à poser aux responsables de la culture tant au niveau national qu'au niveau local. Pour le commun des mortels, les réformes tant attendues ne reflètent en rien les aspirations du peuple et surtout en matière de retraites et en matière de culture et de promotion de l'être algérien. 

Où se trouvent ces associations ? Ben ! Sur le papier, quoi ?

 

«Budgetivores», sans incidence réelle sur la société, opportunistes et indifférents aux événements. Ce sont peut-être là, les quatre qualificatifs qui collent le mieux aux associations créées en Algérie depuis 1991. Des rapports confidentiels ont été établis il y a quelques mois, par les services spécialisés du ministère de l'Intérieur laissent interdit. Les subventions qui leur ont été consenties restent sans commune mesure avec leur poids insignifiants, leur incidence nulle et les polémiques «négatives» qu'elles ont soulevé.

En 2000, une enquête menée par le commandement de la gendarmerie avait abouti à une « consommation directe » de 80 000 milliards de dinars, alloués par l'État aux milliers d'associations pour «rééquilibrer» la société et faire en sorte qu'il y ait une tendance civile démocratique et active, qui contrebalancerait l'islamisme radical qui menaçait d'avaler le pays entier. Depuis lors, les subventions ont été plus importantes, et en l'absence d'une enquête aussi fiable que celle de 2000, on estime le coût du mouvement associatif depuis 1991 à ce jour à près de 200 milliards de dinars. Mais toutes les associations n'ont pas été aussi voraces : certaines associations n'ont jamais eu d'aide notable, hormis une petite assistance de la part de la commune, d'autres, à la faveur des relations personnelles et privilégiées de leur chef, ont mangé à satiété, tout le temps, et de tout. Pour l'État, l'objectif n'a pas changé : les associations professionnelles, caritatives, de corporation, sportives, culturelles, de prise en charge des malades, etc. sont les garantes d'une vie «para-politique» active, démocratique, vivante et alternative aux blocages politiques chroniques que connaît la société. Mais, en fait, tout cela s'avère sans effet. Alors que le processus de changements politiques en cours exige une plus grande intégration du mouvement associatif dans la vie de la société, d'aucuns insistent sur sa déficience et son apathie, sans commune mesure avec les objectifs qui lui avaient été assignés au début des années 90. C'est à la fin des années 1990 que la société civile a commencé à «bouger» avec l'ouverture culturelle, notamment l'arrivée des chaînes de télévisions, avec les accords signés entre l'Algérie et les pays étrangers dans le cadre de la libéralisation du marché. Selon le ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales, elles seraient au nombre de 85 000. Malheureusement, peu d'entre elles accomplissent véritablement leur travail. En fait, en Algérie, le mouvement associatif est désorganisé et manque de formation. La loi stipule que les associations sont apolitiques. La société civile et les partis politiques sont juridiquement séparés. Pourtant, ce n'est pas le cas. Des associations gravitent autour de certains partis politiques, et deviennent plus actives lors d'échéances électorales. Passé ce délai, elles redeviennent amorphes, et se recentrent sur leurs propres intérêts. DES ASSOCIATIONS AU SERVICE DE PUISSANCES ÉTRANGÈRES Face aux milliards pris dans les caisses de l'État, les facilités auprès de la commune, les locaux à charge des autorités, les avantages sociaux et facilités d'accès à diverses acquisitions, ainsi que l'approvisionnement en logistique technique, le mouvement associatif est resté vain, futile, équivoque, parfois même nuisible et dangereux. Des associations, qui s'étaient approvisionnées auprès de pays étrangers ont carrément travaillé contre l'Algérie, en fournissant des informations confidentielles aux pays qui les subventionnaient. Une enquête, qui n'a pas été publiée, et menée par l'Intérieur, démontre que des associations ont carrément oeuvré, délibérément ou non, contre les intérêts de l'Algérie. D'autres ont fourni à des ambassades des informations confidentielles qui relèvent de la sécurité nationale. D'autres encore se sont approvisionnées financièrement chez des puissances étrangères, mettant en péril et leur propre objectif d'association de bienfaisance, et les intérêts de l'Algérie. APPÉTIT VORACE ET INSATIABLE En contrepartie de l'aide de l'État, estimée chaque année à plusieurs centaines de millions de dinars en subventions de toutes sortes, il ne fut constaté chez ces associations aucune influence sur la vie quotidienne. Au contraire, elles se sont distinguées par un effacement coupable, et, pire encore, des scandales à la pelle. En lieu et place des débats utiles à la société, des idées nouvelles et novatrices, le mouvement associatif aura brillé par les querelles intestines, les luttes pour des intérêts personnels et les scissions pour divergences d'intérêt. L'argent des subventions est souvent détourné, les privilèges deviennent vite l'apanage des seuls chefs et la course contre la montre pour ratisser large à son profit le maître mot. Les associations des victimes du terrorisme en sont l'exemple-type : mangeant à toutes les mangeoires - parfois la mangeoire elle-même-, elles ont brillé par le nombre de biens acquis auprès de l'État : argent, terrain immobilier, facilités bancaires et appartements. L'État ne leur refusaient presque rien, parce que ces associations représentaient la société la plus meurtrie dans sa chair, et aussi parce que ces associations étaient chargées de représenter l'Algérie debout face au terrorisme à l'étranger. Mais, les scandales qui ont secoué ces associations -entourloupes, affaires scabreuses, détournements, etc.- ont été à la démesure de l'appétit vorace et la cupidité insatiable de leurs responsables. ECHEC DE L'INTELLIGENTSIA Si dans les pays évolués, les associations sont le fait de personnalités publiques, distinguées ou très cultivées, le mouvement associatif en Algérie n'a jamais été l'oeuvre de l'«intelligentsia ». Il est souvent exagérément social ou exagérément politique et prend sa source à partir d'initiatives engagées par des gens anonymes, entreprenants, sans culture de fond, incités par le besoin de transformation ou attirés par l'attrait d'une responsabilité et l'éventualité d'une rente de «pouvoir», sous le motif de bienfaisance. La dite association de charité fait vite de se transformer en entreprise familiale, tournée vers elle-même, sans la moindre représentation de service public et d'intérêt général. La plupart des associations que nous connaissons sont à caractère social, humanitaire ou politique, mais, en réalité, les malades chroniques, les sports, la nature, la culture, l'environnement, les animaux et les livres sont le dernier de leurs soucis. Leur influence sur la société dans l'élaboration de stratégies et de schémas politiques, sociaux, économiques ou culturels est insignifiante. Dans un résumé succinct, qui synthétise et caricature à la fois les associations en Algérie, on peut les présenter comme un synonyme d'assistance sociale, de charité et de solidarité, mais sitôt enrichies, elles tournent le dos à l'assistance sociale, à la charité et à la solidarité. Le mouvement associatif devait être, au début des années 1990, un palliatif aux blocages politiques, un substitutif à la violence qui menaçait d'engloutir toute la société, et son rôle était à l'origine plus large, et devait oxygéner toutes les décisions politiques et sociales prises. Rien de tout cela n'est aujourd'hui visible, et les résultats de la réflexion de la société civile, dont les associations sont le point culminant, ont fait qu'aujourd'hui l'Algérie sociale se recentre sur les émeutes, les contestations et les revendications. « La société n'avance que sur des cadavres d'idées », disait André Gide à Biskra. Or chez nous, aucun cadavre d'idée n'a été trouvé gisant sur la place d'Alger : toutes les idées surannées, désuètes et avariées sont à ce jour encore recyclées, servies et consommées…

Fayçal Oukaci
 
Par boudia2007 - Publié dans : ARTICLES PARUS DANS LA PRESSE
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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 20:42

 

Deux nouvelles publications sous presse à Dar-El-Gharb

En effet, l'écrivain Mohamed Boudia, auteur de plusieurs romans et essais, vient de remettre à Dar-El-Gharb un nouveau roman intitulé "L'évasion spectaculaire". Ce roman dont la trame commence  et prend son envol dans la réalité vécue par un groupe de jeunes à l'aube du 1er Novembre 1954. L'auteur suit ses personnages pas à pas dans leurs péripéties pour entraîner le lecteur dans le combat légitime du peuple algérien pour recouvrer son indépendance et sa liberté. Tn

En ce qui concerne, l'auteur et poète Abdelkader Guerine, il vient d'accorder la publication de son dernier roman historique à Dar-El-Gharb. L'attente ne devrait pas être trop longue car les préparatifs ont vu leur finalisation et le roman pourrait être imprimé dans les prochaines semaines. C'est un roman concernant une figure illustre de l'histoire de notre wilaya Chlef, en l'occurrence, Bouar'âra, le célèbre inconnu. Ce personnage légendaire, grâce à la perspicacité de l'auteur va retrouver sa notoriété en tant que révolutionnaire que les colonisateurs aimaient bien le nommer "bandit d'honneur" Ayant donné du fil à retordre aux troupes françaises, il fut arrêté et décapité sur la place publique devant le palais de justice d'antan, au lieudit "El kharrouba" en plein centre ville d'El Asnam.

Tn

C'est un apport conséquent à l'histoire de la région d'El Asnam que par ces deux publications qui verront le jour dans les premiers jours de l'année 2012 Bonne lecture à tous et soyez nombreux à venir assister aux conférences qui seront données par les auteurs au "Café Littéraire" bibliothèque "Mohamed Mahdi" à Chlef dans le courant du mois de Janvier 2012 - 

                              Mohamed Boudia - Ecrivain et journaliste indépendant

 

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Samedi 10 décembre 2011 6 10 /12 /Déc /2011 20:38

Deux nouvelles publications sous presse à Dar-El-Gharb

En effet, l'écrivain Mohamed Boudia, auteur de plusieurs romans et essais, vient de remettre à Dar-El-Gharb un nouveau roman intitulé "L'évasion spectaculaire". Ce roman dont la trame commence  et prend son envol dans la réalité vécue par un groupe de jeunes à l'aube du 1er Novembre 1954. L'auteur suit ses personnages pas à pas dans leurs péripéties pour entraîner le lecteur dans le combat légitime du peuple algérien pour recouvrer son indépendance et sa liberté. Tn

En ce qui concerne, l'auteur et poète Abdelkader Guerine, il vient d'accorder la publication de son dernier roman historique à Dar-El-Gharb. L'attente ne devrait pas être trop longue car les préparatifs ont vu leur finalisation et le roman pourrait être imprimé dans les prochaines semaines. C'est un roman concernant une figure illustre de l'histoire de notre wilaya Chlef, en l'occurrence, Bouar'âra, le célèbre inconnu. Ce personnage légendaire, grâce à la perspicacité de l'auteur va retrouver sa notoriété en tant que révolutionnaire que les colonisateurs aimaient bien le nommer "bandit d'honneur" Ayant donné du fil à retordre aux troupes françaises, il fut arrêté et décapité sur la place publique devant le palais de justice d'antan, au lieudit "El kharrouba" en plein centre ville d'El Asnam.

Tn

C'est un apport conséquent à l'histoire de la région d'El Asnam que par ces deux publications qui verront le jour dans les premiers jours de l'année 2012 Bonne lecture à tous et soyez nombreux à venir assister aux conférences qui seront données par les auteurs au "Café Littéraire" bibliothèque "Mohamed Mahdi" à Chlef dans le courant du mois de Janvier 2012 - 

                              Mohamed Boudia - Ecrivain et journaliste indépendant

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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 14:42

Parle si tu as des mots plus forts que le silence, ou garde le silence.
[ Euripide ]
Extrait de Fragments

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Jeudi 17 novembre 2011 4 17 /11 /Nov /2011 22:18

PORTRAIT D’UNE FIGURE ILLUSTRE DU THEATRE NATIONAL : MOHAMED ADAR (TRO)

Photo1227.jpg

Photo1227 En marge de la représentation théâtrale qui s’est déroulée durant deux soirées consécutives au Théâtre National « Mahieddine Bachtarzi » à Alger, nous avons rencontré Monsieur Adar Mohamed, figure illustre du Théâtre National Algérien, résidant à Oran et qui était venu avec la troupe de Chlef « Les amis de l’art » pour la pièce « Collier de perles » de M’hamed Benguettaf, réadaptée par Monsieur Missoum Laroussi. Nous nous sommes rapprochés de ce talentueux acteur de théâtre dont on ne tarit pas d’éloges pour l’interviewer et lui faire un portrait car il le mérite bien vu sa vie artistique et théâtrale de longue durée. L’homme est d’une simplicité exemplaire. Sa modestie n’a d’égale que sa valeur sur les planches du TNA depuis plus de cinquante ans. Nous laisserons notre ami nous raconter son cursus théâtral au fil des années : Je m’appelle Mohamed Adar. Je suis né en 1941. J’ai fait l’institut de la commune d’Oran de 1961 à 1964 : Marionnettes et théâtre. Une école d’art dramatique venait d’être ouverte à Bordj-El Kiffan par feu Mohamed Boudia. J’ai passé un concours que j’ai réussi et je suis parti en stage accéléré puis j’ai passé un autre stage accéléré deux mois en France et je suis revenu au TNA comme comédien stagiaire. J’ai réintégré l’école de Sidi Fredj, l’école d’Art dramatique de Bordj El Kiffan actuellement et je tenais des petits rôles au niveau du TNA. On faisait de la figuration jusqu’à la décentralisation décidée dans les années 68, Monsieur feu Ould Abderrahmane Kaki fut désigné à la tête du TRO et il me prit avec lui et j’ai joué dans toutes les représentations de feu Ould Abderrahmane Kaki. J’ai joué aussi dans presque toutes les pièces de feu Abdelkader Alloula. Dans le temps, Abdelkader Alloula avait adaptée une pièce de « Cervantès » ainsi que « El Aâlague » dans lesquelles j’ai joué des rôles principaux. J’ai joué dans « koul ouahed ou houkmou » et c’est la première fois que j’ai eu un grand rôle dans cette pièce de Ould Abderrahmane Kaki dans laquelle ont joué les plus grands du théâtre national. « El khobza » rôle principal – théâtre fermé pour réparation je suis revenu à Alger, j’ai joué dans la pièce « Katelet el ouahch » de Bensalem adaptée par Allal El Mouhib dans laquelle j’ai joué aussi les premiers rôles. Ainsi que dans « cercle de craie » adaptée par Elhadj Omar avec laquelle nous avons fait tout le Moyen-Orient puis nous avons joué « L’homme aux sandales de caoutchouc » de Kateb Yacine, adaptée par Mustapha Kateb, c’était un honneur incommensurable pour moi car tous les grands acteurs du cinéma algérien et du théâtre y étaient présents, tels, M’hamed Benguettaf, Sid Ali Kouiret, Allal El Mouhib, Sid-Ahmed Agoumi. Avant cela, nous avions joué « Monnaie d’or » Nous l’avions joué dans toute l’Algérie. Nous l’avons aussi jouée en Tunisie dans une tournée pendant plus de trois mois. Après cela, j’avais écrit une pièce de théâtre « les cerveaux ». Lors de la réouverture du Théâtre Régional d’Oran, feu Mustapha Kateb avait demandé à Nourredine Boukhatem d’adapter ma pièce, « les cerveaux », qui a reçu une très belle critique. La télévision l’avait filmée mais ne l’avait jamais fait passer sur le petit écran, je ne sais pas pourquoi. J’ai aussi écrit « Bir el mesmoum » adaptée par le TRO avec une tournée dans toute l’Algérie, puis c’est l’écriture de « el bayadik » (pions) qui a reçu l’approbation du public et a été jouée sur tout le territoire national. C’est une pièce prémonitoire concernant le multipartisme représentant les candidatures aux présidentielles. « El Moukhadhram » est une pièce qui relate la vie de quelqu’un qui a vécu dans un Etat autocratique et dans un Etat démocratique, c’est une autocritique de la situation politique en Algérie. C’est une pièce plus ou moins psychologique qui fait état du dédoublement de la personnalité dont a parlé Sigmund Freud. Par la suite, j’ai écrit en collaboration avec un ami Belabbès Lakhdar, une pièce intitulée « Mimoun Ezzaouali » ainsi que la pièce « Le Général » du temps du Président Chadli Bendjedid. C’était plus ou moins le temps de la transparence qui planait sur le monde les années 88. Nous avions dans l’idée que, peut-être, un général allait faire un coup d’état à Chadli. C’était une pièce qui a été écrite sciemment pour supporter le Président Chadli dans les moments difficiles de la fin des années quatre-vingts. Dans cette pièce, il y avait seulement deux personnages, donc deux acteurs tout au long de la représentation. D’ailleurs, nous l’avions joué au Maroc et à la fin de la représentation, le public est resté debout pendant plus d’un quart d’heure à nous acclamer. J’ai écrit beaucoup d’autres scénarios et certains sont même passés sur le petit écran tel « El Smasri ». Toutes les pièces j’ai écrites ont été jouées dans les différents théâtres régionaux. Lorsque je suis sorti en retraite, j’ai créé une association « Masrah El Madina » et j’ai adaptée une pièce d’Azzeddine Mihoubi avec trente acteurs. « Hamma El Fayak » qu’on a joué dans les universités puis « Hamma el Cordonni » Ces pièces ont été jouées plus de 150 fois. J’ai fait la réadaptation de la pièce de « Hamma El Cordonni » et on l’a joué en Arabie Saoudite. En tant que président de « Masrah El Madina » d’Oran, j’ai même travaillé avec Masrah Guelma, puis j’ai joué avec Masrah Mascara, puis je fus appelé par les « amis de l’art » sous la président de Monsieur Laroussi Missoum pour jouer dans la pièce de M’hamed Benguettaf, « Le collier de perles » réadaptée par Missoum Laroussi que nous venons de jouer à Tlemcen et au TNA à Alger, avec des acteurs de Chlef, d’Oran, d’Alger et de Mascara. Avec un groupe d’amis, nous avons créé une coopérative qu’on a nommée « Bood Wose » qui ne fera que des films cinématographiques. C’est pour cela que je vous ai parlé d’un scénario concernant la révolution algérienne et si vous en avez un on pourrait l’adapter et en faire un film. Mais ce scenario doit sortir des chemins battus où on ne voit que des attentas, des bombes et bombardements. J’ai ramené un scénario d’Azzedine Madani, écrivain tunisien, qui a été réadapté par Marir et Samir du théâtre régional d’Annaba. J’en ai fait une nouvelle réadaptation et je l’ai appelée « Yamina » nous en avons fait plus de cinquante représentations durant le mois de ramadhan. J’ai voulu l’algérianiser en tout et pour tout. A la question de : Est-ce que vous connaissez feu M’hamed Djellid ? Il nous a été répondu : Bien sûr ! Je le connaissais surtout de prime abord comme un homme de culture qui enseignait à l’Université d’Oran. C’était un homme de lettres, c’était l’ami d’Abdelkader Alloula. Ce dernier lui demandait des conseils sur toutes les pièces qu’il voulait adapter. Mais il avait surtout une tendance politique qui lui accaparait tout son temps. Je l’ai bien connu à Oran. On était presque tout le temps ensemble. Je l’ai connu et très bien connu. C’était un homme engagé et il était toujours présent lorsque des travailleurs avaient besoin de lui. C’était un grand militant. Djellid, c’était une école. Il délaissait même sa famille pour son militantisme. Il était infatigable. Il ne s’arrêtait jamais de défendre les causes justes. Mohamed Boudia

Par boudia2007 - Publié dans : HOMMES ET FEMMES CELEBRES
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