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19 décembre 2014 5 19 /12 /décembre /2014 19:25
CONFERENCE "LES ADAGES A TRAVERS LES ÂGES" par Med Boudia

CAFÉ LITTÉRAIRE DU 16 DÉCEMBRE 2014

Ce mardi 16 décembre, ce devait être le Dr Chamyl Boutaleb qui devait donner une conférence dont le titre était « Le parjure du 23 Décembre 1847 – Vérités sur l’Emir Abdelkader ». Un contretemps a fait qu’elle n’a pas eu lieu ce jour. Il fut remplacé par le président du café littéraire qui donna une conférence relative au patrimoine culturel immatériel oral. Il devait dire que ce patrimoine est une transmission de nos ancêtres par le biais de l’oralité et qu’il fallait le conserver par l’écriture comme l’adage qui dit : « les paroles s’envolent, les écrits restent ». Il devait en outre parler de l’étude sociologique de ces adages et dictons dans la région de Chlef. Il essayera de mettre en valeur l’étude sociologiques de ces adages qui présente deux facettes : « le positivisme et le négativisme ». En effet, le conférencier devait souligner qu’après l’inquisition en Espagne, l’état d’esprit des musulmans était au plus bas et certains adages et dictons négatifs ont commencé à ce moment-là. Il donna plusieurs exemples de proverbes et dictons tant dans le style négatif comme « djibou fahem lah la kra » Donne-moi quelqu’un d’intelligent même s’il n’est pas instruit. Cela tend à dire par là que le dicton dénigre complètement l’instruction. Un autre adage négatif : « sal moudjareb wa la tsal tbib » Demande conseil à un usager et non point à un médecin. Un troisième pour mieux étoffer le négativisme ; « rezk slimane idjih fel frache ». Par ce dicton nous sommes en train de faire le prosélytisme de la fainéantise.

Il citera encore plusieurs adages référant au positivisme tels que : « wajh el khrouf maârouf » - « khalli elbir baghtahe » - ma tzaoudjou hatta tchebhou » - et plusieurs autres dictons que j’éviterais de citer pour ne pas donner l’occasion au lecteur de se délecter de ces quelques exemples qui sont risibles par moments mais combien empreints d’une certaine morale qui donne à l’auditeur, l’impression de vivre, par tous les temps et périodes, l’impact de ces adages populaires. Le conférencier donnera plusieurs exemples d’historiettes pour expliquer le sens de certains de ces adages. L’assistance fut émerveillée par le nombre de dictons bien que le conférencier n’ait pas cité tous les adages en sa possession pour laisser le loisir à l’auditeur de chercher lui-même les adages dans son milieu proche.

Le conférencier axera son explication, surtout sur la morale qui se dégage de chaque dicton ou adage populaire. A la question que c’est un terrain battu que l’écriture de ces adages, le conférencier dira : « Ce n’est point la même chose, ce que j’ai fait, c’est une étude psychosociologique de ces adages et non point le listing de ces derniers. D’un autre côté, ces adages ont été écrits presque en trois langues : en arabe, en français, en lettres latines avec consonance dialectale avec l’explication de chacun de ces adages, étoffés par moments par des historiettes relatant les faits afférents à ces adages.

Mme Henni Zourgui Fatima devait nous conter, non point une histoire de science-fiction comme elle nous en a donné lecture par le passé mais elle a voulu lancer un message aux jeunes pour qu’ils fassent attention à ce qu’on leur propose tant dans le Facebook, dans les musiques ainsi que dans les revues et films car il y a là-dessous un matraquage publicitaire émanant de cercles occultes dirigés par des services secrets tels la CIA et le MOSSAD pour dévergonder les jeunes musulmans et les amener à dénigrer leur essence propre. Le président du café littéraire devait donner l’exemple de la destruction des tours jumelles qui n’est qu’une machination des services occultes dirigés par les initiés dans la magie noire, la numérologie et la kabbale juive. Melle Latifa, dans son intervention, devait mettre en garde notre jeunesse contre les messages publicitaires intempestifs qui ne reflètent en rien nos us et coutumes et qui tendent à dévoyer notre jeunesse pour mieux l’assimiler et l’asservir et la contrôler pour créer des discordes au sein de nos sociétés amazigho-arabo-musulmanes.

Mohamed Boudia

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