Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 08:42

SEMAINE CULTURELLE DE TEMOUCHENT
                                                               A CHLEF 
 
Monsieur Mokadem, responsable de la culture à Aïn Témouchent, accompagné des autorités locales représentées par le Secrétaire Général de la Wilaya de Chlef, Mr Berrebiha Amar, directeur de la culture de Chlef ainsi que de Monsieur Kamoumia, directeur de la bibliothèque de wilaya de Chlef et de Mme Zahia Affer, chargée de la culture au niveau de l'APW, ont procédé à l'inauguration de la semaine culturelle d'Aïn Temouchent à Chlef ce dimanche 10 Février 2013.
 
Depuis plus de cinq jours, la délégation de Ain Témouchent, comprenant des chanteurs, des poètes, des hommes de théâtre ainsi que des artisans venus exposer leurs travaux domestiques dans le hall du musée régional « Abdelmadjid Meziane » de Chlef. Une effervescence inhabituelle régnait dans l'enceinte de cette aire culturelle. Il y avait foule ce jour-là, mardi 12 Février 2013. Nous nous sommes rapprochés de certains actueurs de cette semaine culturelle de Témouchent à Chlef et surtout le poète Aïdouni Younès avec lequel nous avons pris une interview enregistrée sur vidéo. C'est un poète et en même temps compositeur de chansons et d'opérette pour un groupe de Aïn Témouchent. IL nous a relaté son cursus au sein de la culture de sa ville et de sa région
019

C'est de la poterie et habits présentés par la wilaya de Aïn Témouchent dans le programme inter wilayas institué par la ministre de la culture depuis plusieurs années déjà.
 
021

Dans le hall d'entrée du musée « Abdelmadjid Meziane de Chlef, nous remarquons des panneaux publicitaires concernant les différences sites touristiques et archéologiques de Aïn Témouchent de même que des habits traditionnels féminins de la région.
 
022

Dans ce stand nous remarquons des objets artisanaux confectionnés par les exposants venus de Aïn Témouchent.
 
Mr Mehdi Djeffar artiste peintre a exposé ses tableaux représentant des enluminures ainsi que des aquarelles. Cet artiste-peintre a été sollicité pour des fresques représentant un livre. Il participe à une émission T.V. « Hanout Maker » mais il reste toujours lié à ses aquarelles et ses enluminures.
  023

Ici, c'est le côté habillement traditionnels de fête pour la femme de Aïn Témouchent.
025

Un danseur de « Allaoui » posant avec à sa droite un flûtiste et batteur (musicien), et à sa gauche un artiste plasticien.
 
027

C'est l'après-midi récréative avec plusieurs groupes  et des chanteurs de Aïn Témouchent dans leurs représentations dans l'amphithéâtre du musée régional « Abdelmadjid Meziane » de Chlef.
 
 
032

Au premier plan, nous remarquons le poète Aïdouni Younès de Aïn Témouchent avec des chanteurs et des hommes de théâtre et danseurs.
 
Mr Aïdouni Younès excelle dans le melhoun. Il compte même reprendre la fameuse chanson "Alhamdou Lillah ma bkache Listiâmar fi bladna" avec d'autres paroles. Il projette aussi  d'éditer un recueil de poésie collectif, avec un groupe de poètes, en hommage au grand  poète de melhoun Hadj Khaled.
 
Melle Bachir Fayrouz  est, quant à elle, une poétesse classique qui utilise un style libre et sans rimes. Ses recueils abordent différents statuts de la société algérienne (sociaux, politiques ou romantiques)
 
Mr Sahraoui, journaliste a assisté à une émission à la radio locale de chlef, pour donner une conférence sur le thème « les origines du raï » en expliquant que ce mode musical est enraciné dans nos mœurs depuis le 15ème siècle dans la tribu des Béni Amer.
 
L'ambiance qui régnait dans l'amphithéâtre du musée a été apporté par les groupes folkloriques et ont pu attirer une foule très nombreuse. Le groupe qui a capté l'attention des spectateurs est sûrement celui « Zaouiet Touat » avec leurs tenues aux couleurs vives et le rythme africain qui ont déclenché la muse chez les jeunes chelfis qui se sont défoulés en dansant au rythme du gallal. Mr Fendougouma Mohamed nous a avancé que des anciens mokaddems de la zaouia venus de Timimount, de Reggane et d'Adrar  ont initiés les habitants de Aïn Témouchent. Il nous explique que le souci majeur de cette troupe c'est de pérenniser ce folklore ancestral dans le temps afin  de le léguer aux générations futures. Nous sommes toujours présents lors de la Waâda de Sidi Tayeb que nous animons chaque année et qui accueillent plus de dix wilayas.      
                                  Mohamed Boudia 

Repost 0
9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 16:29

REMERCIEMENTS

Je tiens ici à remercier le collectif des chirurgiens et anesthésistes de l'hôpital Ouled Mohamed et à leur tête le professeur Tadjer pour leur savoir-faire et leur abnégation dans le travail à sauver des vies humaines et pour avoir rendu l'espoir à mon petit-fils en l'opérant en urgence. L'opération a très bien réussie et il est actuellement en convalescence à la maison. Je remercie aussi le Dr Bouchakor Errahmani ainsi que le Dr Medjdoub Ali et le jeune Dr Lariane Abdelkader pour m'avoir prêté main forte et soutenu durant ces moments difficiles.

A tous, je dis un GRAND MERCI !!!!!

Repost 0
4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 10:25

RANDONNEE CULTURELLE A MASCARA

   

 

  

 

 

 

Sur instigation de Mr Chérifi Ahmed, président de l'Association de défense du patrimoine de la région d'El Asnam (Chlef) qui tire son nom de l'ancienne appellation de la ville romaine, en l'occurrence, CASTELLUM TINGITANUM, nous avons pu prendre contact avec Mr Chérifi Slimane de l'association de défense du patrimoine de Mascara qui nous a invités à animer quelques conférences au niveau de la bibliothèque principale de Mascara. Plusieurs personnalités ont pris part à cette manifestation. Le Premier invité, en l'occurrence, Mr Kiouar Mohamed Baroudi, a présenté une conférence dont le thème est "Le scoutisme au service du nationalisme". Les débats autour  de ce thème furent très réfléchis et ont pu donner plus de consistance et d'actualité à cette notion de patriotisme liée directement aux enseignements du scoutisme en Algérie. Mr Medjdoub Ali, poéte et romancier, a présenté les quatrains de Abderrahmane El Medjdoub en français et en arabe. Certains de ces quatrains ont émeerveillé l'assistance car s'appliquant à notre ère actuelle et décrivant les vicissitudes de la vie ici-bas. Pendant les pauses, Mokhtari Mansour, notre poète du Café Littéraire de Chlef (El Asnam) nous a gavés de poèmes populaires et en a créé un spécialement pour Mascara qui a retenu l'attention de toute l'assistance qui n'a pas tari d'éloges en faveur du poème et surtout en faveur du poète Mokhtari Mansour. Quant à Mr Boudia Mohamed, écrivain et romancier, il présentera une conférence dont le thème est "La colonisation de l'Algérie de 1830 à 1962. Mr Chérifi Ahmed, président de l'association Castellum Tingitanum, a exposé plus de vingt sites archéologiques de la région d'El Asnam et a donné une conférence sous ce thème en présentant chque site archéologique avec force détails. 

 

Pour l'après-midi, le Directeur de la maison de la culture de Mascara, Mr Mekhloufi s'est fait un honneur de nous inviter pour une table ronde au niveau de cette aire culturelle qui se voulait conviviale et amicale à plus d'un titre. Ce fut Mr Baroudi Kiouar qui reprit son thème sur le scoutisme et la nationalisme en Algérie avant et durant la révolution. Quant à Mohamed Boudia, écrivain et romancier, il devait présenter un portrait du Prophète Mohammed Alaïhi Essalate Wa Essalame fait par d'éminents écrivains et hommes de lettres européens contemporains relatant la sagesse, l'érudition ainsi que la droiture et la magnificence de l'être humain en tant que prophète. Les débats furent assez houleux et les avis étaient partagés. Mr Medjdoub devait lire quelques quatrains de Abderrahmane El Medjdoub ce qui a un peu détendu l'atmosphère. Mr Boudia Mohamed devait revenir sur le thème de "L'économie Alternative" qui lui fut demandé par l'assistance ce qui a suscité des interrogations et des prises de position dans l'assistance. Pour éviter un certaine virulence dans les débats, Mr Mekhloufi fut contraint de mettre fin à la polémique et clôturant la séance qui se termina par des embrassades et des voeux pour la nouvelle annnée.

Le lendemain matin fut réservé à la visite du Mausolée de Sidi Dahou et de Sidi Kada de même que la visite de la ville et ses environs, sans oublier la stèle commémorative de l'Emir Abdelkader et la visite de la Smala de l'Emir qui émerveilla l'assistance. Mais nos amis sont restés sur leur faim car n'ayant pas pu tout visiter.

 

 

Repost 0
3 janvier 2013 4 03 /01 /janvier /2013 14:15

UNE EQUIPE D'ATHLETISME DE FINLANDE A EL ASNAM (CHLEF)

Sur invitation de la Fédération Nationale d'Athlétisme, depuis plus d'une semaine, une équipe d'athlétisme de Finlande est à pied d'oeuvre à Chlef (El-Asnam) pour participer au Cross Country "Ahmed Klouche" qui doit se dérouler à El Asnam (Mouafkia) le Samedi 5 Janvier 2013.

Sur proposition de Mr Attaf Abdellah ancien champion du 1500m, et sur propostion du Manager de l'équipe, cette dernière est à pied d'oeuvre à El Asnam où elle poursuit ses entrainements pour pouvoir participer au Cross Country "Ahmed Klouche" qui se dérouler cette semaine à Moafkia (El Asanam-Chlef), c'est-à-dire, le 5 Janvier 2013.


 

Après une petite virée vers le Sud, au juste à Biskra, les voilà revenus à leur entraînement sur la piste du parcours du Cross Country "Ahmed Klouche". Nous les avons suivis et avons essayé de prendre la température l'équipe et de ses dirigeants, sous une pluie fine qui n'a pas arrêté ces jeunes athlétes pour continuer leurs entraînements.


 

Malgré le visquosité du terrain (Moafkia - El Asnam), ces jeunes ont tenu  à tâter le terrain pour avoir une idée des difficultés qu'ils vont rencontrer au cour de leur périple dans leur participation au Cross Country "Ahmed Klouche" du 5 Janvier 2013.

 

                                         Med BOUDIA - Ecrivain et journaliste indépendant Chlef


Repost 0
21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 21:20
Repost 0
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:19

                           El Asnam ! Où es-tu ? 

              Chlefavant54[2]

El Asnam ! Que ton nom sonne bien et aiguise nos tympans pour mieux t’écouter et vivre en toi comme le bébé dans le creux du ventre de sa mère biologique. Pourquoi ce nom ? Mais parce qu’il fait partie de ton histoire qu’on veut à jamais effacer et détruire. Oui, on veut effacer toutes tes composantes physiques et sociales et te dénuder de ta particularité qui font que tu sois l’une des plus belles villes d’Algérie, il y a seulement quelques décennies. Pourquoi veut-on t’annihiler et t’effacer de la mémoire historique de notre Algérie ? Pourquoi veut-on à tout prix effacer tes repères qui ont fait de toi notre patrie dont nous  sommes très fiers ?

395531_2262026089035_495540895_n

               En l’espace d’une trentaine d’années, tu es devenue sans forme, sans vie, une ville fantôme. Oui, une ville fantôme, car dès cinq ou six heures de l’après-midi, il n’y a plus de vie dans tes artères, c’est le « no man’s land », la terre interdite. Tes enfants ont perdu tous leurs repères et tu ne peux que pleurer sur ton sort. Tu es agressée dans ta chair et dans tes habitudes. Tu as été à un moment donné, le fleuron des villes modernes d’Algérie mais qu’en est-il actuellement de ton design et de ton architecture qui a laissé place à la débandade. Où sont tes enfants ? Où sont tes repères ? Que veulent-ils faire de toi ? Depuis plus d’une trentaine d’années, tes enfants souffrent le calvaire et sont oubliés. Les autorités ne font rien pour te soulager et te redonner ta place dans l’échiquier urbain de notre chère Algérie. Ils sont là, subjugués par la fuite en avant, prétextant que tu es rebelle et que tu l’as été depuis tous les temps. Te reproche-t-on d’être naturelle ? D’être rebelle ? D’avoir chassé tous les envahisseurs depuis la nuit des temps ? Veulent-ils te soumettre ? Mais tu es toujours là, fière et hautaine avec le peu de tes enfants qui vivent dans tes entrailles et te chérissent comme la mère nourricière Gé. Tes complaintes vont au-delà de tes frontières mais ne ramènent aucun écho qui puisse te soulager de tes maux.

553313_2568533951540_1426555981_n
                El Asnam ! Où sont tes enfants ? Où sont les Chahids qui ont fait de toi la bête noire du colonialisme ? On ne les voit nulle part ! Ils sont oubliés.

             El Asnam ! Tu as été dénaturée ! Je ne reconnais plus les repères de mon enfance, tels les librairies, les cafés, les artères, rues, avenues et boulevards et espaces verts qui faisaient ta fierté. Tu es devenue un grand souk comme me le disait un jour, un ami, tu es devenue Bouzeghaïa en 1901. Un souk qui se remplit et désemplit dès le zénith arrivé. Pour tes enfants retraités, aucun lieu qui puisse créer un lien fraternel entre eux, ils ont été disséminés dans tes banlieues, des sites-dortoirs, livrés à eux-mêmes, faisant l’objet de brimades, de coupures d’eau, de coupures d’électricité, d’exactions, d’agressions verbales et physiques même.

Copie de Photos-0072

             Tes rues, tes trottoirs, tes avenues et tes espaces verts sont squattés par le marché informel, créé par qui ? C’est la question qu’on devrait se poser si l’on veut trouver des solutions à ce problème épineux qui mine ta configuration. Rendez-nous nos trottoirs, nos avenues, nos rues, nos espaces verts, nos jardins !

              Rendez nous notre quiétude d’antan ! Nous sommes stressés, nous ne pouvons plus vivre dans ses méandres qui font de nous des laissés-pour-compte.

En parcourant tes avenues et boulevards, le visiteur ne peut que s’étonner de trouver seulement des cafés, de fast-foods, de crêperies, des crémeries, des akl khafif c’est-à-dire, casse-croûte à toute heure, et j’en passe. Pas une seule libraire qui dénote de ton intelligence, de la capacité culturelle de tes enfants, de l’érudition de leurs ancêtres. Qu’en est-il actuellement de ton devenir ? Ils continuent à te dépecer et te minimiser pour mieux t’enrober et te dénigrer jusqu’à t’annihiler complètement et t’étouffer pour mieux te contrôler. Tu as toujours été rebelle et tu le resteras ; tu ne baisseras jamais les bras quoiqu’on te fasse ; tu es fière et tu pérenniseras dans le temps et l’espace. Tu es la terre des Fatihines, tu es le terroir des Saints et leurs barakates, tu es le porte-flambeau de la révolution, tu as su donner les leçons qu’il fallait au colonialisme et à l’Otan. Tu es fière et tu le resteras pour l’éternité. Ils ne pourront te faire plier car tu es « Majesté » et tu le resteras à jamais.

                                                                    Mohamed Boudia - Ecrivain

Repost 0
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 16:40

MANIFESTE DE LA JEUNESSE ALGERIENNE

L’heure est grave et la jeunesse algérienne devrait se prendre en charge en dehors de toutes les institutions et les partis existants qui ne font que l’enfoncer dans les méandres d’une vie amère et sans attrait. Il est à noter que la patrie est actuellement en danger et que tout peut basculer d’un moment à l’autre. Afin de préserver l’unité de la nation algérienne et ne pas être le suivant sur la liste de soi-disant printemps, il est temps que la jeunesse algérienne puisse se prendre en charge et prendre la destinée du pays entre ses mains. Il ne faut plus suivre ces partis paternalistes tels le FLN, le RND      , le PT,  LE HAMAS, PACS etc… Ils sont tous honnis par la jeunesse algérienne. Il est temps d’appeler un chat, un chat. Il ne faut plus se leurrer. L’heure est grave et c’est à la jeunesse de sauver les meubles.

  A tous les jeunes en Algérie et dans le monde !

Vous avez le devoir de sauver votre patrie des mains de vautours qui ne veulent plus lâcher leur proie. Vous êtes en droit de demander que l’on vous entende. Créer vos propres partis de jeunes aucun aîné ne doit y être admis. Respectez vos aînés mais ne leur laissez pas le libre arbitre de vous diriger et de sucer votre sang. C’est votre patrie ! Sauvez-la ! Vous n’avez pas d’autre endroit où aller ! Votre eldorado, c’est l’ALGERIE ! Alors essayez de la sauver par votre abnégation dans le travail, dans le sérieux de vos aspirations, par votre contingentement et vos idées futuristes. Ne laissez plus vos aînés vous dicter et vous impressionner par leur légitimité historique. Toutes les révolutions du monde ont été menées par des jeunes de moins de trente ans. Nous en avons l’exemple vivant dans la révolution algérienne où les 22 et tous ceux qui ont suivi par la suite avaient moins de 30 ans à l’époque. Alors, le devoir vous appelle et vous devez répondre au SOS de la mère-patrie : L’Algérie !

La seule recommandation que l’on puisse vous faire c’est de vous acharner dans la consolidation de l’unité de la nation et de la jeunesse algérienne. Vous avez des potentialités énormes, il suffit de les utiliser à bon escient et l’Algérie ne s’en portera que mieux. Qu’on ne vienne pas vous raconter que l’ennemi vient de l’extérieur, c’est du passé et des slogans vides de sens. Ceux qui sont en train de mener l’Algérie vers un gouffre sans fond c’est les dirigeants actuels auxquels vous devez mettre un frein à leurs agissements. Vous regorgez de potentialités ! Vous avez le pouvoir de changer les choses en pensant seulement à préserver les biens et les personnes. Créez votre propre parti ! N’y seront admis que les jeunes de moins de 45 ans. Lors d’élections locales, législatives ou pourquoi pas présidentielles, les militants de votre parti, pour être éligibles devront être au moins licenciés ou doctorants et être âgés entre 30 et 45 ans. Donnez un souffle nouveau à la politique algérienne. La patrie ne s’en trouvera que mieux. Je suis l’un de vos aînés et je vous le dis en toute franchise, prenez de la distance avec nous et essayez de gérer votre pays par vos propres moyens avec toutes vos aspirations futures.

Je ne voudrais pas vous dicter ce que vous devrez faire mais je vais quand même vous donner quelques conseils gratuits :

1/- Faire appel à toutes les potentialités de la jeunesse existantes dans les grands pays où ils participent à l’enrichissement de ces derniers par leur savoir-faire

2/- Créer votre propre parti sur tout le territoire de la République Algérienne

3/- Elaborer une plateforme qui servirait de piédestal à votre mouvement de jeunesse

4/- Créer des cellules de réflexions dans toutes les universités de la République pour un consensus politique qui vous permettrait d’entrer dans la vie politique et sociale du pays par la grande porte.

5/- Lâcher tous les partis existants qui ne reflètent en rien vos aspirations car en y restant vous êtes en train de cautionner la hogra, la rachoua, le clientélisme, le bénamisme, les passe-droits, etc… Alors ! Mettez-les au ban de la société et créez votre propre parti de jeunes ! Ce n’est qu’ainsi que vous pourrez sauver l’Algérie de Demain.

Il ne faut pas avoir peur du changement. Les potentialités qui existent au sein de la jeunesse dépassent de très loin celles de leurs aînés. Alors prenez le taureau par les cornes et foncez !

3ALA BARAKATI ALLAH ! Dieu vous guidera dans le droit chemin. Soyez jaloux de votre patrie et aimez-la comme vous n’avez jamais aimé ! Ayez beaucoup de civisme et respectez-vous les uns, les autres, vous y arriverez, j’en suis complètement sûr !

Avant de mourir, je voudrais voir cette jeunesse prendre son avenir en main et sauver la patrie qui est en danger.

One – Two – Tree – Viva l’Algérie – Ne laissez pas ce slogan vide de sens ! Merci !

Repost 0
9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 09:00

Photo-010.jpg

Le café littéraire sis à la bibliothèque de wilaya continue sur sa lancée en respectant son programme de soirées culturelles ramadhanesques dans différents créneaux, tant littéraires, linguistiques que sociaux pour le plaisir de ses adeptes. Toutes les soirées sont dirigées par son président, Mohamed Boudia, écrivain, qui ne ménage aucun effort pour la réussite de cette aire culturelle et sa pérennité dans le temps et l’espace culturel ô combien pauvre et combien délaissé par certaines autorités dont les vues sont tellement exigües qu’elles ne prennent même pas le temps de voir ce qui se passe sous leur toit et dénigrent parfois même tout ce qui est culturel au sens propre et étymologique du terme.

Pour cette nouvelle édition du Café Littéraire de Chlef, un invité de marque, le Dr Ait-Saâda Maâmar, psychologue en retraite et président d’une association d’aide à l’enfance et aux femmes en difficultés, qui donna une communication dont le titre est : « Accompagnement psychologique et prise en charge des malades par les divers praticiens de la santé publique et privée ».

Le Dr Aït Saâda a commencé par donner certains exemples dans la vie courante et des malades qu’il a reçus dans son association. Une femme est venue, une fois, lui raconter que le médecin traitant son fils, après lui avoir demandé de faire des radios et analyses a commencé par faire peur au patient en s’étonnant d’après la manipulation des radios en lançant des onomatopées «  pa ! pa ! pa ! pa ! Mais c’est grave ! Oh ! Madame, vous feriez mieux de prendre le malade et d’essayer de le ménager car il n’y a plus rien à faire…….

Le malade, agressé, tomba à genoux et commença à pleurer. La dame était venue voir le Dr Aït Saada, psychologue, pour pouvoir remonter le moral de son fils ce qu’il a essayé de faire en lui expliquant que le médecin s’était trompé et que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Une autre fois, il reçut un sexagénaire qui, lorsque le docteur Aït Saâda voulut entamer une discussion avec lui, le patient lui répondit : « Docteur, je suis venu pour parler, alors laissez-moi parler, j’ai besoin de vider mon sac ». D’après cette diatribe, le Dr Aït Saâda comprit que le patient avait gros sur le cœur et ne demandait seulement qu’on l’écoute car à un moment donné, il a été frustré dans son amour-propre lorsque le médecin traitant lui fit signifier qu’il devait se taire et écouter et que ce n’était pas à lui de faire connaître le travail au médecin traitant, d’où sa venue chez le psychologue pour vider son sac.

D’après toutes ces constatations, le docteur avança que la prise en charge des patients ne se fait pas en bonne et due forme tant dans le secteur public que dans celui privé.

C’est l’objet de cette communication que doit traiter le Dr Aït Saâda Maâmar et susciter un débat pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette manière de recevoir les patients au niveau de toutes les structures médicales. Il n’omettra pas de dire qu’il faut éviter l’énervement et la non-communicabilité qui doit exister entre un patient et son médecin traitant. Il lance un appel à tous les praticiens de respecter le malade car les cinquante pour cent de la thérapeutique est l’écoute et la communication avec le malade, donc une prise en charge psychologique afin de donner l’occasion au patient de parler de son mal et ainsi pouvoir le vaincre par autosuggestion par moments. Les patients sont stressés et c’est ce qui crée chez eux des maux divers (colon, estomac, gastrite, migraine, etc…)

Un débat très fructueux et controversé fut entamé à la fin de la communication. Plusieurs interventions furent enregistrées et toute l’assistance tomba d’accord sur la mauvaise prise en charge des malades par les praticiens.

Le Dr Aït Saâda Maâmar, émit le vœu que l’association des médecins puisse entamer un colloque sur la psychologie de la prise en charge des patients et essayer d’inculquer cette morale de communication qui doit rapprocher le malade de son médecin traitant afin que le traitement thérapeutique puisse avoir un impact certain sur le patient.

D’autres invités ont avancé que dans la majorité des cas, nous trouvons  des cabinets de médecins dans un état lamentable avec des « bancs de café maure » qui ne reflète aucunement qu’on se trouve dans un cabinet médical.

La deuxième communication échut à Mr Kiouar Mohamed Baroudi, ancien syndicaliste et ancien scout qui  présenta le thème dont le titre est : « Les Scouts Musulmans Algériens dans le mouvement nationaliste »

Tout au début de son intervention et après avoir remercié les dirigeants du café littéraire de lui avoir permis de présenter le mouvement scout, Mr Kiouar donna quelques références qui ont soutenu sa communication et fit allusion aux livres écrits par des chefs scouts, en l’occurrence, Le Raïs Mahfoudh Kaddache et le Raïs Derrouiche, qui sont des dirigeants scouts et  historiens.

Mr Kiouar n’omettra pas de retracer l’historique du scoutisme international en parlant du précurseur Baden Powell et de son épopée en  Afrique du Sud qui lui valut la création des éclaireurs parmi les jeunes désoeuvrés autochtones d’Afrique du Sud lors de la colonisation de ce territoire par les anglais. Il fit ensuite part de ses connaissances en matière de scoutisme et fit appel à la loi de 1901 qui permettait aux indigènes de créer des associations de scouts et sportives. Il fit un rappel très détaillé du mouvement nationaliste qui s’est intégré dans les scouts musulmans algériens par le biais du Morchid. Il devait en outre souligner que les S.M.A. ont été une école du nationalisme. D’après le conférencier, c’est dans leur majorité des chefs scouts, ceux qui ont déclenché la révolution algérienne. Il n’omettra pas non plus de citer le père du scoutisme, en l’occurrence, Mohamed Bouras qui fut exécuté en 1941 par les forces coloniales car il représentait l’émergence d’un mouvement nationaliste que le colonialisme se devait de faire taire.

Monsieur Kiouar continua de décortiquer l’apport des Scouts Musulmans Algériens en insistant sur le rôle joué par ces derniers dans le mouvement nationaliste  d’alors.

Les débats étaient fructueux et  monsieur Kiouar se faisait un plaisir de présenter avec sérieux ses différentes visions du mouvement nationaliste au sein des unités des Scouts Musulmans Algériens. Il devait conclure que, par nostalgie, au lendemain de l’indépendance, la fédération algérienne du scoutisme a maintenu le sigle de « Scouts Musulmans Algériens » bien que l’Algérie fût un pays musulman.

                              Mohamed BOUDIA

Repost 0
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 19:54

CAFE LITTERAIRE CHLEF - Des conférences de qualité - 
CAFE LITTERAIRE CHLEF
                      Des conférences de qualité
 
Dans sa troisième édition des soirées littéraires ramadhanesques, le café littéraire de Chlef continue d'étonner plus d'un par la qualité des communications qui y sont faites par des professeurs et docteurs renom, tels Mohamed Boudia, écrivain, Guerine Abdelkader, poète et écrivain, Dr Medjdoub Ali, poète et écrivain de même que par les Dr Aït Djida Mohamed Amokrane, Mohamed Kassoul et bien d'autres comme nos poètes de Melhoun tels Mokhtari Mansour et consorts.
Ce Samedi 4 Août 2012 a vu ces soirées rehaussées par la présence du Dr  Kassoul Mohamed, Chef de département des langues étrangères au niveau de la Faculté des lettres – Université Hassiba Benbouali à Ouled Farès (Chlef) qui entama la soirée avec le thème combien controversé de l'éducation en Algérie. Il décrivit la situation de l'école algérienne, de la pédagogie et des méthodes utilisées dans se sens pour amener l'assistance à se poser certaines questions sur le devenir de l'école algérienne et sur les moyens à mettre en œuvre pour réhabiliter l'école et pouvoir ainsi donner à l'apprenant le goût d'aimer la lecture et par la même aimer l'école et non point la dénigrer.
Ce fut ensuite au tour du Dr Ait Djida Mohamed Amokrane de nous transporter dans le monde de la francophonie et ses tenants et aboutissants. Il n'omettra de faire remarquer à l'assistance les objectifs non point culturels mais plutôt politiques de la Francophonie (avec un grand F)
Dans  le souci de rapporter véritablement les propos de Mr Ait Djida Mohamed Amokrane, nous vous donnons ici, l'objet de sa communication en laissant le choix au lecteur de pouvoir déduire de lui-même les conséquences liées  phénomène du bilinguisme et de la francophonie en Algérie.
Suit le texte de la communication du Dr Ait Djida :
 
L'Algérie et la francophonie
 
En guise d'introduction
 
        Le statut de la langue française en Algérie demeure problématique. Il en est ainsi pour différentes raisons. D'abord, la réalité linguistique du pays est rarement prise en charge par les politiques lesquels font prévaloir des considérations idéologiques au détriment d'une vision plus réaliste des choses. Ensuite, le français reste omniprésent dans presque tous les espaces en dépit de l'entreprise d'arabisation d'un grand nombre de secteurs, entre autres, l'Ecole et quelques filières universitaires. Enfin, le nombre d'émigrés algériens vivant en France et la proximité géographique du pays font que cette langue ne pourrait être considérée comme étant totalement étrangère.
        Dans un excellent article consacré à la francophonie en Algérie, Safia RAHAL soulève un paradoxe de taille :
        « « S'il est vrai que l'Algérie est le seul pays du Maghreb à n'avoir pas rejoint la Francophonie institutionnelle pour des raisons que nous connaissons, il ne faut pas oublier pourtant que c'est le deuxième pays francophone dans le monde.
Il ne faut pas perdre de vue que cette langue a connu une extension remarquable dans les milieux d'intellectuels algériens. Elle a été une arme pour un bon nombre d'entre eux, entre autre, pour Kateb Yacine qui considérait que « c'est en français que nous proclamons notre appartenance à la communauté algérienne (...)». En outre, il est indéniable que la pénétration de la langue française en Algérie a été rapide car ainsi que le signale H. Walter « (...) Les musulmans n'ont fréquenté l'école française qu'à partir du début du XXe siècle. Néanmoins en ce qui concerne l'Algérie, on peut dire qu'à cette époque, et surtout à partir de 1930, le français avait déjà pénétré partout. Cela signifie que contrairement au reste de l'Afrique francophone, c'est surtout par des communications orales et non pas uniquement par l'école que le français a pris place dans la vie des habitants. ». Elle représentait ainsi un outil de travail et aussi un instrument de communication dans la vie de tous les jours, en l'occurrence, dans certaines grandes villes et dans certains milieux privilégiés d'un point de vue culturel et social. En fait, Nous pensons pouvoir dire, à la suite de D. Caubet que «  le français en tant que langue de l'ancien colonisateur a un statut très ambigu ; d'une part il attire le mépris officiel (il est officiellement considéré comme une langue étrangère au même titre que l'anglais, mais d'autre part, il est synonyme de réussite sociale et d'accès à la culture et au modernisme ». Sur le terrain effectivement, nous nous  apercevons que le monde des affaires qu'il soit économique ou financier privilégie encore et toujours l'usage du français. Nous  avons donc affaire dans ce cas à des relations qui se nouent grâce à la langue française. De plus cette langue est non seulement vue comme la possibilité d'une ascension sociale mais elle demeure également un instrument d'ouverture vers la connaissance et un instrument de communication largement employé. C'est ainsi qu'elle reste la langue des citadins cultivés, du monde de l'industrie et du commerce international. » »
Le français dans la réalité algérienne
        « Malgré l'indépendance et les actions d'arabisation qui s'en sont suivies, les positions du français n'ont pas été ébranlées, loin de là, son étude ayant même quantitativement progressé du fait de sa place dans l'actuel système éducatif algérien »
        En fait, nombreux sont les Algériens qui utilisent le français dans leur vie de tous les jours même s'ils n'en ont pas une très bonne maîtrise. L'explication de ce phénomène viendrait du fait que cette langue continue d'être considérée comme une langue de prestige et une langue permettant l'ascension sociale.
         Du côté institutionnel, force est de constater que malgré tous les efforts déployés pour mener à bien la politique d'arabisation, nombreux sont les secteurs qui continuent de fonctionner en français pour des raisons diverses : personnel non formé dans la langue nationale, résistance au changement, absence de logiciels arabisés etc. ... en un mot, les conditions d'une arabisation massive et d'une généralisation systématique telle que prévu par la loi de juillet 98 ne sont pas encore réunies.
        En outre, pour comprendre cette omniprésence du français dans les différents milieux sociaux, il faut s'attarder sur les représentations que se font les citoyens locuteurs de cette langue. Les différentes enquêtes menées à ce niveau ont toutes montré que la langue française représente une langue de prestige pour les unes, une langue de l'élite pour les autres et une langue d'ouverture pour la majorité des locuteurs. Sa présence dans les médias, à l'école et dans presque tous les secteurs d'activité ne devrait point nous étonner.
        Une question maintenant se pose : Pourquoi, en dépit de cette réalité flagrante, l'Algérie refuse d'adhérer à l'OIF ?
Pour répondre à cette question, nous allons d'abord définir brièvement ce que l'on entend par « francophonie »
Le terme de francophonie apparut pour la première fois en 1880. C'est le géographe français Onésime Reclus (1837-1916) qui l'a employé pour désigner les espaces géographiques où la langue française était parlée. Il s'agit de l'ouvrage France, Algérie et colonies. On entend aujourd'hui par francophonie (avec une minuscule initiale) l'ensemble des PEUPLES ou des groupes de locuteurs qui utilisent partiellement ou entièrement la langue française dans leur vie quotidienne ou leurs communications. Le termeFrancophonie (avec une capitale initiale) désigne plutôt l'ensemble des GOUVERNEMENTS, pays ou instances officielles qui ont en commun l'usage du français dans leurs travaux ou leurs échanges. Donc, on parle de deux réalités différentes selon qu'on écrit francophonie (peuples ou locuteurs) ouFrancophonie (gouvernements ou pays). Dans ce dernier cas, la Francophonie est associée à l'Organisation internationale de la Francophonie.
Rappelons que le terme de «francophonie» provient bien évidemment du mot «français», une langue romane appartenant à la famille indo-européenne.
Qu'en est-il maintenant de l'OIF ?
Dans la charte de l'OIF, les objectifs que se fixe cette organisation sont définis comme suit :
Préambule
La Francophonie doit tenir compte des mutations historiques et des grandes évolutions politiques, économiques, technologiques et culturelles qui marquent le XXIe siècle pour affirmer sa présence et son utilité dans un monde respectueux de la diversité culturelle et linguistique, dans lequel la langue française et les valeurs universelles se développent et contribuent à une action multilatérale originale et à la formation d'une communauté internationale solidaire.
La langue française constitue aujourd'hui un précieux héritage commun qui fonde le socle de la Francophonie, ensemble pluriel et divers. Elle est aussi un moyen d'accès à la modernité, un outil de communication, de réflexion et de création qui favorise l'échange d'expériences.

Cette histoire, grâce à laquelle le monde qui partage la langue française existe et se développe, est portée par la vision des chefs d'État et de gouvernement et par les nombreux militants de la cause francophone et les multiples organisations privées et publiques qui, depuis longtemps, œuvrent pour le rayonnement de la langue française, le dialogue des cultures et la culture du dialogue.

Elle a aussi été portée par l'Agence de coopération culturelle et technique, seule organisation intergouvernementale de la Francophonie issue de la Convention de Niamey en 1970, devenue l'Agence de la Francophonie après la révision de sa charte à Hanoi, en 1997.

Afin de donner à la Francophonie sa pleine dimension politique, les chefs d'État et de gouvernement, comme ils en avaient décidé à Cotonou en 1995, ont élu un Secrétaire général, clé de voûte du système institutionnel francophone, de même que la Conférence ministérielle, en 1998 à Bucarest, a pris acte de la décision du Conseil permanent d'adopter l'appellation « Organisation internationale de la Francophonie ».

À Ouagadougou, en 2004, réunis en Xe Sommet, les chefs d'État et de gouvernement ont approuvé les nouvelles missions stratégiques de la Francophonie et ont pris la décision de parachever la réforme institutionnelle afin de mieux fonder la personnalité juridique de l'Organisation internationale de la Francophonie et de préciser le cadre d'exercice des attributions du Secrétaire général.
Tel est l'objet de la présente Charte, qui donne à l'ACCT devenue Agence de la Francophonie, l'appellation d'Organisation internationale de la Francophonie.
Titre I : Des objectifs
Article 1 : Objectifs
La Francophonie, consciente des liens que crée entre ses membres le partage de la langue française et des valeurs universelles, et souhaitant les utiliser au service de la paix, de la coopération, de la solidarité et du développement durable, a pour objectifs d'aider : à l'instauration et au développement de la démocratie, à la prévention, à la gestion et au règlement des conflits, et au soutien à l'État de droit et aux droits de l'Homme ; à l'intensification du dialogue des cultures et des civilisations ; au rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle ; au renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l'essor de leurs économies ; à la promotion de l'éducation et de la formation. Le Sommet peut assigner d'autres objectifs à la Francophonie.

La Francophonie respecte la souveraineté des États, leurs langues et leurs cultures. Elle observe la plus stricte neutralité dans les questions de politique intérieure.

Les institutions de la présente Charte concourent, pour ce qui les concerne, à la réalisation de ces objectifs et au respect de ces principes. »
L'usage de la langue française par les écrivains algériens
        Les écrivains algériens d'expression française expliquent chacun le recours à cette langue en mettant l'accent tantôt l'aspect utilitaire, tantôt le contexte historique de l'émergence de cette littérature.
Ainsi Kateb Yacine croit que : « Le français est un butin de guerre. La résistance l'a dérobé au colonisateur puis l'a retourné contre lui ». Et d'ajouter : « J'écris en français pour dire aux français que je ne suis pas français »
Toutefois, Kateb a fini par éprouver ce besoin de revenir à sa langue maternelle, le trésor aliénée selon ses propres dires : Jamais je n'ai cessé, même aux jours de succès près de l'institutrice de ressentir au fond de moi cette seconde rupture du lien ombilical, cet exil intérieur qui ne rapprochait plus l'écolier de sa mère que pour les arracher, chaque fois un peu plus, au murmure du sang, aux frémissements réprobateurs d'une langue bannie, secrètement, d'un même accord, aussitôt brisé que conclu... Ainsi avais-je perdu tout à la fois ma mère et son langage, les seuls trésors inaliénables ― et pourtant aliénés! »
Assia Djebbar affirme de son côté : « Le français m'est langue marâtre. Quelle est ma langue mère disparue, qui m'a abandonnée sur le trottoir et s'est enfuie ? » (AF. p. 240  Assia Djebbar)
Contrairement à cette première génération d'écrivains tourmentés par les regrets d'avoir opté pour la langue du colonisateur, pour les auteurs post indépendance, le choix était souvent d'ordre utilitaire. Ainsi pour Boudjedra, il s'agissait de fois la censure et de toucher un public aussi large que possible.
Le choix parfois est accidentel comme c'est le cas pour Yasmina Khadra : « Je n'ai pas choisi. Je voulais écrire. En russe, en chinois, en arabe. Mais écrire ! Au départ, j'écrivais en arabe. Mon prof d'arabe m'a bafoué, alors que mon prof de français m'a encouragé."
Amin Zaoui, quant à lui, débarrassé du complexe de ses aînés, considère la langue française comme sa nouvelle colonie.
                       Mohand Amokrane AIT DJIDA
              Conférence donnée à la bibliothèque de wilaya
              le 04/08/2012 correspondant au 16 Ramadhan 1433
 
Les débats qui ont suivi  ces deux communications ont été très fructueux de par les questions soulevées par l'assistance auxquelles les deux conférenciers ont répondu avec justesse pour amener toute l'assistance à participer au début qui fut, par moments, un peu houleux, sans pour cela dépasser la norme de la bienséance. Notons la participation de Mr Mohamed Dahmani, professeur d'histoire à l'université Hassiba Benbouali à Ouled Farès (Chlef) de même que l'intervention de Mr Abbaci M'hamed, économiste et écrivain de plusieurs recueils économiques sur les entreprises  de petite et moyenne importance. N'oublions pas aussi l'intervention du Dr Ali Medjdoub dans son questionnement sur l'école algérienne. Au nom de toute l'assistance, Mr Mokhtari Mansour, poète à tenu à remercier les conférenciers pour leurs communications et leur aptitude à présenter les problèmes relatifs à notre école.
 
Il est à noter que le café littéraire de Chlef draine de plus en plus d'adeptes de par la qualité des communications et conférences qui y sont données. C'est une aire culturelle des plus bénéfiques pour la population et pour la pérennité de la culture dans la wilaya de Chlef en particulier et dans le pays tout entier en général.
Monsieur Boudia Mohamed, écrivain, qui dirige ce café littéraire depuis plus de quatre années consécutives sans discontinuer avec un programme très éloquent à chaque reprise, remercie tous ceux parmi les auditeurs attitrés de cette aire culturelle sans oublier de porter un regard confiant vers l'avenir de la culture dans cette enceinte et tient par la même à remercier la Direction de la culture et à sa tête Mr Amar Berrebiha, pour son concours à la pleine réalisation de cette enceinte  ou agora culturelle qui prône la nécessité en ces temps de mercantilisme et de matérialisme absolus. Il tient à remercier tous les agents de la bibliothèque de Wilaya pour leur concours et leur abnégation dans le service et à leur tête Mr Lahcène Ahmed (Driss), responsable du fonctionnement de la bibliothèque et le prie de trouver ici, toute la gratitude pour son dévouement au service de la culture lui et tous ceux qui travaillent avec lui dans cette enceinte culturelle.
 
                                                Mohamed Boudia

Repost 0
1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 16:45

Donner la pleine dimension au Café Littéraire de Chlef

  004

De droite à gauche : Mr Achour et Mr Mohamed Boudia dans leurs interventions lors du débat.

              Dans sa deuxième séance de soirées  ramadhanesques, le café littéraire de la bibliothèque sous la supervision de Mohamed Boudia, a eu l’honneur de recevoir l’écrivain Lariane Maâmar de Oued Fodda, dans la wilaya de Chlef pour  présenter son nouveau-né, en l’occurrence, « Les griffes de la ville ». L’auteur devait avant tout parler de son premier roman « L’orphelin » avant d’entamer la présentation de son deuxième roman qui relate surtout la situation d’un orphelin de père et de mère, pris dans l’engrenage de la vie quotidienne pour se retrouver impliqué dans des histoires de délinquance qui se terminent mal. Quand au deuxième roman « Les griffes de la ville », l’auteur nous emporte dans les vicissitudes de la vie quotidienne de ses acteurs à travers la trame de son roman qui met à nu les différents fléaux qui minent la société tels, la rachoua, le clientélisme, la drogue, les petits larcins, qui, généralement se terminent par une malheureuse fin pour l’acteur. L’auteur n’a pas omis de faire la comparaison entre son œuvre et les faits divers qui sont relatés quotidiennement dans les journaux.

  007

Au milieu de la photo : L’écrivain <Maâmar Lariane » dans son intervention

               En l’absence du Dr Ali Medjdoub, écrivain et poète qui devait présenter « Les Roubaïates de Cheikh Abderrahmane El Medjdoub » (malade, empêché) auquel l’assistance à souhaité un prompt rétablissement et un retour rapide parmi les adeptes du Café Littéraire, Mohamed Boudia à tenu à présenter un nouvel arrivant du cercle littéraire, en l’occurrence, Monsieur Achour, qui connait bien les Roubaïates de Cheikh Abderrahmane El Medjdoub, de suppléer à ce dernier en gratifiant l’assistance d’un chapelet de quatrains qui ont émerveillé cette dernière.

  010

 Notre poète Mokhtari Mansour

Ce fut autour de Monsieur Mokhtari Mansour de gratifier l’assistance, en communion avec le livre de Monsieur Lariane, d’un poème en melhoun sur l’orphelin. La diction et l’élocution de Mr Mokhtari a laissé toute l’assistance en émoi et a redemandé au poète de déclamer encore plus de poèmes de sa composition. Mohamed Boudia ne devait que diriger de loin les débats qui ont suivi toutes les interventions des trois conférenciers qui ont donné le meilleur d’eux-mêmes durant cette soirée culturelle. La direction de la culture de Chlef et à sa tête, Mr Berrebiha Amar, a tenu à marquer sa présence et sa participation en offrant, à chaque fois, une collation aux conférenciers et aux adeptes du Café Littéraire.

               Un débat concluant et fructueux fut entamé par les présents à cette soirée littéraire qui se voulait instructive et en même temps récréative auquel ont participé Mr Guerine Abdelkader, écrivain et poète, Mr Belkacemi, ami du café littéraire, Mr Kiouar, attitré du café littéraire, Mr Achour, Mr Omar, professeur en France qui est en vacances à Chlef ainsi que plusieurs autres intervenants qui ont rehaussé le débat et lui ont donné sa pleine dimension.

Dans son intervention, au cours des débats qui ont suivi, Mohamed Boudia a mis l’accent sur l’éducation de nos jeunes et moins jeunes afin de mettre un frein à la délinquance qui sévit dans nos villes et villages et qui porte atteinte à la quiétude de nos concitoyens. Il a relevé aussi que la société a été trop imprégnée par celle d’outre-Méditerranée qui se veut une société de consommation à outrance et où le marché informel a suppléé aux attentes des jeunes avides de gains rapides et avides de vivre les péripéties d’un eldorado qui ne dit pas son nom et qui dévoie bon nombre de nos jeunes.

Il est déjà plus d’une heure du matin lorsque Monsieur Mohamed Boudia, donna les noms des intervenants de la séance prochaine qui devrait se tenir la Samedi suivant, en l’occurrence, le Dr Ait Djida Mohand Amokrane, le Dr Kassoul ainsi que notre poète engagé, Mr Mohamed Boutoubat, et clôtura la séance en exhortant les présents à faire de la publicité, par le biais du « bouche à oreilles », au café littéraire, pour lui donner sa pleine dimension et sa vraie place dans l’échiquier culturel de la ville de Chlef et de sa région.

                    Mohamed Boudia - Ecrivain - El Asnam

Repost 0

Présentation

  • : Le blog de Mohamed Boudia
  • Le blog de Mohamed Boudia
  • : Ce blog comportera des articles (actualités, culture, sports, conférences, commentaires, romans, nouvelles, etc...
  • Contact

Recherche

Liens