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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:37

[MUSIQUE]
La tournée des lauréats de la chanson chaâbi

Posté par boudia2007 le 23/5/2010 8:45:02 (0 lectures) Articles du même auteur

Sous le patronage de Mme la Ministre de la Culture, un festival national de la chanson chaâbi fut institué depuis l’année 2005 qui prévoit un concours de jeunes chantres du chaâbi qui permet de choisir un lauréat à la fin du parcours de ce festival.
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LA TOURNEE DES LAUREATS DE LA CHANSON CHAABI

Sous le patronage de Mme la Ministre de la Culture, un festival national de la chanson chaâbi fut institué depuis l’année 2005 qui prévoit un concours de jeunes chantres du chaâbi qui permet de choisir un lauréat à la fin du parcours de ce festival.

Depuis plus de cinq années consécutives, le festival se tient au niveau des wilayas pour les éliminatoires et à Algpour la consécration des jeunes talents dans le mode de la chanson chaâbi. Pour cette année 2010, il fut programmé une tournée des lauréats des quatre dernières années du festival de la chanson chaâbi. C’est une caravane, représentée par un orchestre chaâbi et les cinq lauréats accompagnés par Monsieur Abdelkader Bendamèche, conseiller auprès de Mme la Ministre de la culture et commissaire général du festival culturel national de la chanson chaâbi. Au programme de cette tournée des lauréats qui doit sillonner plusieurs wilayas du pays, nous pouvons citer l’itinéraire de cette caravane culturelle qui doit porter le message de la chanson chaâbi dans l’intérieur du pays et en particulier dans les villes où le mode chaâbi est en vogue.

Dimanche 16 Mai 2010 – à l’auditorium de la Radio et au centre culturel Aïssa Messaoudi Alger

Lundi 17 Mai 2010 – Salle des fêtes de Cherchell

Mardi 18 Mai 2010 – Maison de la culture de Aïn Defla

Mercredi 19 Mai 2010 – Salle du musée de Chlef

Jeudi 20 Mai 2010 – Maison de la culture Ould Abderrahmane Kaki Mostaganem

Vendredi 21 Mai 2010 – Maison de la culture Abouras Naciri Mascara.

L’initiative est bonne afin de faire connaître la chanson chaâbi mais nous ne savons pas pourquoi la tournée s’est cantonnée seulement dans ces quelques villes. La caravane aurait du sillonner toutes les villes de l’Algérie profonde afin de porter ce mode de chanson à la connaissance de tout le peuple algérien et de faire connaître ces nouveaux chantres de la chanson chaâbi à leur peuple et à leurs fans.

La salle du musée de Chlef était archi comble. Il y avait plusieurs artistes conviés des troupes musicales agissant dans la région de Chlef. Nous pouvons en citer quelques uns : Cheikh Djamel Megharia, Cheikh Hmida Mendil de Ténès, Cheikh Berrebha ainsi que plusieurs autres qui m’excuseront de ne pas tous les citer faute de ne pouvoir me rappeler leurs noms.

Un animateur attitré suivait la caravane et il commença par présenter Monsieur Abdelkader Bendamèche qui nous gratifia par la suite, d’une conférence sur l’origine et les différentes étapes par lesquelles a transité la chanson chaâbi avant de nous arriver telle qu’elle se pratique actuellement dans plusieurs villes du pays. Avant cette intervention de Monsieur Abdelkader Bendamèche, commissaire général du festival culturel national de la chanson chaâbi, nous avons pu goûter un aperçu de la chanson chaâbi offert par l’orchestre qui accompagnait la caravane des lauréats.

Historique du festival : Créé à l’initiative de Mme Khalida Toumi, ministre de la culture, il fut officialisé par arrêté ministériel du 13 Juillet 2005 dans le cadre d’une vaste mise en place des festivals culturels dans notre pays. Cette agora d’envergure nationale a vu ses tentacules se propager à travers tout le pays pour donner une dimension non point nationale, mais aussi une dimension universelle et cela dès le mois de Février 2006. Les différentes villes qui ont abrité ces festivals depuis sa création ont été celle de Sétif, d’Alger, de Mascara, de Mila et de Mostaganem. En tout cinq festivals durant cinq années consécutives. Les quatre premières éditions se sont déroulées au théâtre Mohiédine Bachtarzi, comme suit :

1ère édition : du 6 au 14 Octobre 2006

2ème édition : du 4 au 10 Octobre 2007

3ème édition : du 19 au 25 Septembre 2008

4ème édition : du 9 au 15 Septembre 2009

En complément de la découverte de nouveaux talents dans le domaine de la chanson chaâbi et l’émergence d’une nouvelle génération de jeunes chantres du mode chaâbi, il y a tout un processus de communication du savoir et de la connaissance qui est mis en place tout au long de ces festivals.

Cinq parmi les lauréats des quatre dernières éditions du festival nous ont gratifié de beaux morceaux de la chanson chaâbi durant toute la soirée. Il s’agit en  effet des jeunes talents suivants :

1/- Djilani ben Bouziane de Mostaganem

2/- Ahcène Fadhli de Bejaïa

3/- Mohamed Rédha Charef d’Alger

4/- Mohamed Khoulali de Tizi-Ouzou

5/- Mohamed Rédha Arfaoui d’Annaba

Tous ces jeunes chanteurs ont gratifié l’assistance d’une musique et chanson chaâbi qui vous transporte vers les tréfonds de notre Algérie profonde combien riche de son patrimoine matériel et immatériel. Les applaudissements de l’assistance n’ont pas cessé tout au long de la représentation musicale dans la salle du musée de Chlef.

Monsieur Abdelkader Bendamèche nous a gratifié d’un poème du regretté Cheikh Mohamed Ben M’saïeb (poète du 18ème siècle après J.C.). La déclamation du poème dont le titre est « ya elouahdani »  (l’unique) dont le refrain est : « ya krim et’labtak ta’êfou âliya »

Plusieurs personnalités ont assisté à ce concert des lauréats des quatre dernières éditions du festival de la chanson chaâbi, de même que plusieurs écrivains, poètes et homme de théâtre ont été ravis d’assister à ce concert combien nécessaire et indispensable pour la communication et la connaissance de notre patrimoine dans toute sa dimension culturelle universelle.

Une exposition et vente de livres a accompagné cette caravane culturelle afférents au patrimoine immatériel édités par l’ENAG. Dans le hall du musée, de grands posters des chantres et des grandes figures de la chanson chaâbi.

Les lauréats de la chanson chaâbi ont été récompensés par le directeur de la culture de la wilaya de Chlef qui leur a souhaité beaucoup de réussite dans leur périple sur les traces des grandes figures de la chanson chaâbi.

 

 
 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:24

[ KIOSQUE CULTUREL ]
L'ouverture de la saison estivale dans la wilaya de Chlef (Ténès)

Posté par boudia2007 le 14/6/2010 22:15:18 (0 lectures) Articles du même auteur

Par une journée ensoleillée, les préparatifs pour le lancement de la saison estivale battaient leur plein dans la ville de Ténès. A l'arrivée du cortège de Monsieur Le Wali de Chlef, des centaines de spectateurs s'étaient amassés sur les trottoirs pour voir ce qui se passe avec l'arrivée de ce nouveau cortège.
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L'OUVERTURE DE LA SAISON ESTIVALE DANS LA WILAYA DE CHLEF

 

Par une journée ensoleillée, les préparatifs pour le lancement de la saison estivale battaient leur plein dans la ville de Ténès. A l'arrivée du cortège de Monsieur Le Wali de Chlef, des centaines de spectateurs s'étaient amassés sur les trottoirs pour voir ce qui se passe avec l'arrivée de ce nouveau cortège. Ce dernier, après avoir rendu visite aux autorités locales de Ténès, s'est ensuite dirigé vers le front de mer, où avait été installée, une tribune officielle et où l'attendaient des cavaliers (goum) et quelques journalistes et photographes pour couvrir l'évènement.

 

A son arrivée, Monsieur Mahmoud Djemaa a salué l'assistance et a pris place sur la tribune officielle avec le Président de l'A.P.W., Monsieur Moumna ainsi que les autorités locales. Etaient aussi présents, Monsieur le Directeur de la Jeunesse et des Sports de la Wilaya de Chlef ainsi que Monsieur Lounès Mustapha, Directeur de la Culture de Chlef. Pendant l'attente de Monsieur le Wali, une sono diffusait des chants patriotiques ainsi que des chants d'encouragement de l'équipe nationale.

 Juste après leur montée sur la tribune officielle, le présentateur de la cérémonie fit savoir qu'on allait lever les couleurs sous l'hymne national, ce qui fut fait dans un silence total. Seuls, quelques photographes s'affairaient avec leurs appareils pour fixer ce moment solennel sur leur pellicule et le porter dans la mémoire pour les générations futures.    Monsieur le Wali de Chlef, fit une allocution devant les spectateurs venus en grand nombre et après avoir remercié ces derniers pour l'accueil chaleureux qui lui a été réservé, déclare la saison estivale de la wilaya de Chlef ouverte.

 

 

Ce fut ensuite au tour des cavaliers et à leur tête, leur poète, de déclamer un poème de cavalerie (chi'îr elmalhoun) vantant les mérites des cavaliers et de la cavalerie arabe, sous les coups de semonce des fusils de chasse des cavaliers.

                                             

 Ce fut un défilé grandiose constitué par les délégations de jeunes venus agrémenter cet évènement. La fanfare des Scouts Musulmans Algériens ouvrait la marche. Suivait ensuite les cadets de la protection civile et les jeunes qui ont gagné la mini-coupe du monde organisée par la Direction de la Jeunesse et des Sports. La banderole du Commissariat du festival culturel des folklores de la région de Tlemcen suivie de groupe de « Aâlaoui » et de « Zorna ». Suivaient ensuite les jeunes athlètes qui doivent participer au cross dans la ville de Ténès pour l'ouverture de la saison estivale.

 

Leur emboîtaient le pas, les cyclistes jeunes et moins jeunes qui ont donné beaucoup de couleurs chatoyantes au défilé. Presque tout à fait en dernier, la troupe de « karkabou » nous a gratifiés d'une musique se voulant l'écho des supporters de l'équipe nationale. On pouvait remarquer que presque toutes les maisons de jeunes de la wilaya étaient représentées, telles celle de Chlef, d'Oued Fodda, Ouled Ben Abdelkader, Bou Kader, Aïn Mérane, Taougrite, Ténès, etc… Ces troupes étaient précédées par la fanfare des Scouts Musulmans Algériens de Chlef. Des clowns faisaient leurs pitreries sur la voie tout au long du défilé qui ne se terminait point. L'office des établissements de jeunes était présent et encadrait les différentes maisons de jeunes présentes dans le défilé.

 

Après la levée des couleurs et l'hymne national, Monsieur le Wali et la délégation qui l'accompagnait se levèrent pour aller donner le feu vert à la course du Triathlon, prévue sur la plage, où attendait une trentaine de jeunes en maillot de bain pour prendre le départ dans cette épreuve.

 

 Après avoir salué toutes les délégations de maisons de jeunes et tous les participants à ce défilé grandiose, Monsieur le Wali reprit la route vers le centre-ville. Il dut s'arrêter devant le poste de commandement de la protection civile dont le responsable se fit un devoir d'expliquer à Monsieur le Wali, les moyens humains et matériels mis à contribution pour couvrir la saison estivale 2010.

Le cortège reprend la route en direction de la « Plage marine » ou « marina » comme l'appellent les ténésiens. Là, Monsieur le wali et sa délégation furent reçus par le propriétaire qui s'est fait un devoir de rendre le séjour des estivants agréable en installant des cabines de plage, des tables et chaises avec parasols. Des gâteaux et des boissons ainsi que des dattes furent servis aux membres de la délégation et à tous les accompagnateurs. Le sous-directeur du Tourisme était présent et se joignit à la présentation du service par Monsieur Mehaïguène, gérant de la plage marine « Marina » de Ténès.

Le cortège reprit le chemin en direction du centre ville de Ténès où une foule immense s'est amassée sur les trottoirs pour souhaiter la bienvenue à la délégation qui s'est dirigée vers la maison de jeunes de Ténès où se tenait la semaine culturelle de la wilaya de Tlemcen,  sous le haut patronage de Mme la Ministre de la culture et de Monsieur le Wali de Tlemcen. La délégation conduite par Monsieur Mahmoud Djemaa, wali de Chlef s'est fait un plaisir de visiter les stands d'exposition des associations de la wilaya de Tlemcen. Ce dernier fut reçu avec une coupe de lait et des dattes comme il est fait dans la tradition des hôtes en Algérie et dans le monde arabe. Monsieur le Wali de Chlef s'est fait un honneur pour visiter tous les stands et n'a pas omis de féliciter tous les exposants en leur souhaitant pleine et entière réussite pour la pérennité de notre patrimoine culturel et historique.

Une pièce de théâtre est programmée par la délégation de Tlemcen pour le 13 juin 2010 à 17 h. 30  à la maison de jeunes de Ténès. Cette pièce dont le titre est « Bladi malgré tout » produite par l'association théâtrale « Afrah » de Tlemcen. Le texte et la production sont de Yahli Mourad. Plusieurs manifestations auront lieu à la maison de jeunes de Ténès où l'exiguïté des locaux n'a pas empêché la tenue de cette semaine culturelle de la wilaya de Tlemcen organisée par le commissariat au festival des arts et culture sous le haut patronage de Mme la Ministre de la Culture et de Monsieur le Wali de Tlemcen. Cet heureux évènement devrait se répéter afin de pérenniser la culture de notre nation et la porter à la connaissance de tout un chacun.

                     Mohamed Boudia - Ecrivain -

    

 
 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 20:05

Les différentes œuvres de Mohamed BOUDIA

                             ROMANS DEJA EDITES :

 

1/- « Manar, l’enfant de l’espace » peut être commandé chez Edilivre – Editions APARIS

                    C’est un roman de science-fiction. Il relate une pure imagination de l’auteur. Il allie deux enfants de douze ans de planètes différentes. Manar, de Terra II apportera à son ami Nabil joie et bonheur ainsi qu’une technologie très avancée de Terra II

2/- « Rapt au Sahara » peut être commandé chez Edilivre – Editions APARIS –

                   Ce roman est basé sur une histoire véridique. Il relate les péripéties d’un groupe de touristes européens venus goûter un certain exotisme d’un Sahara envoûtant, furent kidnappés par des terroristes.

3/- « Délit de fuite » peut être commandé chez Le Manuscrit – Editions –

                    Comme précisé dans le titre, c’est une histoire d’accident de la route et la fuite d’un chauffard. Un autre ayant été arrêté à sa place. L’auteur nous raconte l’histoire et les enquêtes policières qui ont permis l’arrestation du dit chauffard.

4/- « Algérie, mon histoire » peut être commandé chez Simpleedition.

                      C’est un carnet historique qui relate des faits réels vécus depuis l’invasion de l’Algérie en 1830 jusqu’au 5 Juillet 1962, date de la libération et l’indépendance du pays.

5/- « Mémoires de Mohamed Attaf » peut être commandé chez The Book Editions

                         Ce récit est un témoignage poignant fait par l’acteur lui-même. Il raconte ses mémoires depuis son très jeune âge jusqu’à l’indépendance du pays. Il raconte son passage aux Scouts Musulmans Algériens, son passé de résistant, son arrestation par les services secrets français, son emprisonnement et sa fuite de la prison centrale de CHLEF.

6/- « La conque de Vénus-Ouad’â et ses sept frères » peut être commandé chez The Book Editions

C’est une légende, un conte mille et une nuits qui met en avant que chaque chose à sa place et chaque place à sa chose. C’est vraiment une leçon de morale et d’étique.

7/- « Réflexions sur l’éducation en Algérie » peut être commandé chez The  Book Editions 

                           Ce livre reprend les cheminements d’un éducateur tout au long de sa carrière et relèves les différentes phases de l’enseignement et les anicroches constatées dans l’enseignement et l’impact qu’elles ont eu sur l’acquisition du savoir des élèves.

8/- « La Sicile en proie aux OVNI –ATLANTIS » peut être commandé chez The Book Editions

                            C’est un roman de science-fiction qui relate une histoire véridique qui s’est passée en Sicile et que l’auteur a transcrite en roman de fiction, en y ajoutant bien sûr toutes les affabulations de l’esprit afin d’étoffer le récit fictif.

9/- « La cage et l’envol » Peut être commandé chez Edilivre- Editions APARIS       

                           C’est un roman qui retrace la vie d’un jeune en mal d’impatience et son enrôlement dans les services secrets algériens.

10/ - « Mon père, cet être exceptionnel » C’est une sorte de biographie du père de l’auteur car c’était vraiment un être exceptionnel pour avoir réussi à élever ses enfants malgré son handicap qui est la cécité.

11/- « Un meurtre pour alibi ». C’est un roman policier dont les faits se passent dans une ville d’Algérie qui dénonce les passe-droits et la corruption dans ce bas-monde.

 

12/- « Le trésor de Karoun » C’est l’histoire ou plutôt une légende qui raconte les péripéties d’un homme à la recherche d’un trésor ancien depuis la nuit des temps enseveli dans le mont « Karoun »

 

 13/- « Le bilinguisme en Algérie » Ce livre retrace les différentes constatations de l’existence d’une bilingualité et biculturalité séculaires en Algérie. Il reprend les différentes phases d’insertion de nouvelles langues et de nouveaux dialectes en Afrique du Nord bien avant notre ère.  (The Book Edition)

 

14/- L’évasion spectaculaire/

                              C’est un roman qui relate des faits durant la guerre d’Algérie. C’est l’histoire d’un fidaï prisonnier, qui put se sauver de la prison centrale d’El Asnam et put intégrer les forces combattantes de l’A.L.N pour continuer la lutte armée nécessaire à la libération de la patrie spoliée. (En cours d’édition chez Manuscrit.com)

 

15/- Un volcan au cœur de la ville (Planétarius, Terre d’asile)

                C’est un roman de science fiction qui dénote le désir de l’auteur à trouver une terre plus clémente et une société plus morale dans le cosmos lointain.                            

 

16/- Pour la liberté/

                              

 C’est un roman qui est plus ou moins autobiographique relatant la vie de l’auteur durant la guerre de libération.

 

 

               ROMANS TERMINES NON ENCORE EDITES

 

1/- « L’homme aux trois vies » Le roman est tiré d’une histoire véridique qui s’est passé en France et reprise par l’auteur avec seulement les noms de ses acteurs qui changent.

 

2/- « Le miracle du Bébé-Chahid » C’est l’histoire véridique d’un bébé pris dans la tourmente des bombardements de son douar par les troupes françaises au cours duquel ses parents ont péri et malgré ses blessures à pu revivre et survivre en milieu hostile jusqu’à son sauvetage par les djounouds de l’A.L.N.

 

3/- « Bouar’âra » C’est l’histoire d’un révolutionnaire de la région du Chéliff. C’était l’Ivanhoé algérien en puissance. Il prenait aux forces françaises tout ce qu’il pouvait et le redistribuait aux pauvres.

 

4/- «  Bent El khass » C’est l’histoire d’une jeune fille (une sorte de cendrillon arabe), dotée d’une intelligence au-dessus de la normale, qui devint par ses capacités l’épouse d’un riche prince. Ils eurent beaucoup d’enfants et vécurent heureux.

 

 

 

   Ces quatre nouvelles composent le premier recueil de nouvelles

 

5/- « Daoûet El Kheir » C’est une histoire tirée du patrimoine immatériel qui est contée par mes parents et que j’ai voulu transcrire afin de lui éviter une déperdition inéluctable.

 

6/- « L’épée de justice » - Cette nouvelle est tirée d’une histoire véridique qui s’est déroulée dans la région de Chlef (El Asnam)

 

7/- « Terroès de Xwigla » - C’est une nouvelle de science fiction imaginée par l’auteur faisant ressortir la pollution de la terre et l’impossibilité pour un extra-terrestre d’y séjourner parmi les terriens et dut revenir vers sa planète natale.

 

8/- « Un chahid inconnu » - C’est l’histoire véridique d’un fidaï qui est mort au champ d’honneur après s’être sauvé d’un camp de tri et après s’être intégré dans les rangs de l’ALN.

 

C’est le deuxième recueil de nouvelles qui comprend lui aussi, quatre nouvelles et qui est en attente pour une probable édition.

 

1/- «  Un héros hors du commun » C’est l’histoire véridique du chahid Mohamed Boudia, son parcours combattant, sa participation à la vie culturelle et sa participation pour les causes justes dans le monde.

                  

 

            

               ROMANS EN COURS D’ELABORATION

 

1/- Les messagers de la terreur/

                   Ce roman retrace les différentes phases de la montée du terrorisme et les crimes abjects commis au nom de l’Islam

2/- Dans les griffes de la bête/

                    Ce roman retrace les péripéties d’un chef d’établissement durant la décennie rouge (terrorisme)

3/- Que mangerons-nous demain ?/

                        C’est un roman qui met en protagonistes les écologistes et les promoteurs industriels à outrance

4/-  Sur les chemins de la concorde/

                         C’est un roman qui relate des faits vécus lorsque la loi de la concorde nationale fut votée. Il relate l’histoire d’un homme qui a été confronté à ces problèmes pour sa participation à la concorde civile et ce, sur le terrain.

5/- Un  peuple pris en otage/

                          C’est un roman qui relate les méandres dans lesquelles a été jeté un peuple durant les différents âges de son existence jusqu’à nos jours.

 

6/- « Les quatre-vingt-huitards » Ce roman retrace les émeutes pour la démocratie en 1988, exactement le 5 Octobre de cette année-là.

 

7/- «Les  adages à travers les âges » C’est un recueil de proverbes et adages arabes que l’auteur a essayé de récolter et traduire en français pour le mettre à la portée de l’autre rive (c’est-à-dire à la portée de la communauté musulmane résidant en Europe).

 

8/- « L’arbre maudit ». Ce roman raconte une histoire de science-fiction. Il raconte l’histoire d’un arbre dont les graines sont venues de l’enfer et qui a semé la désolation dans une bourgade parmi les populations.

 

9/- « Bionic Women » C’est un roman de science-fiction qui est en ébauche.

 

10/- « El Boukalates » C’est un livre qui regroupe toutes les devinettes  (qu’on appelle généralement devises) utilisées durant les soirées ramadhanesques par les femmes et jeunes filles.

 

11/-  «  Les petites devinettes populaires » C’est un recueil de devinettes populaires qui donne une certaine idée de la vie de tous les jours en Algérie et surtout dans la région de Chlef.

 

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30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 16:39

NOTRE RANDONNEE  A  THALASSA

Avant de prendre le départ, nous avions constaté qu’il nous manquait une cassette vidéo pour la caméra numérique. La ville était presque morte. Presque tous les magasins étaient fermés. On se croirait dans un « no mans land ». On aurait parié que le temps s’était arrêté à Chlef. Les rares cafés qui avaient timidement ouvert leurs rideaux se comptent sur le bout des doigts. Il fallait attendre l’ouverture des magasins qui vendaient des cassettes vidéo. Nous nous sommes résignés à attendre car nous ne pouvions partir sans cassette et sans pouvoir filmer sur les lieux de notre tâche car l’image est le premier support de notre randonnée qui nous permettrait d’illustrer notre beau livre. D’un commun accord avec Amari, notre caméraman, nous avions décidé de tuer le temps, malgré nous, dans un café où nous avions pris des cafés au lait et des croissants. Il est sept heures quarante-cinq du matin. Nous pris la voiture et nous avions fait un tour dans la ville pour dénicher un photographe matinal. Par chance, on en a trouvé un. Nous avions acheté la cassette vidéo et nous avions décidé de partir au plus vite, afin de ne pas perdre plus de temps. Lorsque nous primes la route vers le Nord en suivant la nationale n°19 menant de Chlef à Ténès, la circulation devenait de plus en plus dense. C’était normal, c’était l’heure de pointe. Tous les fonctionnaires commençaient à se hâter et les commerçants ouvraient dans un vacarme presque monotone leurs rideaux de fer dans un roulement fracassant. C’était devenu une habitude, aucun commerçant n’ouvrait avant neuf heures car la majorité d’entre eux n’habitaient point le centre ville. L’on constate de prime abord que la ville était devenue un grand centre commercial ou plutôt un bazar.

                       Nous roulions à une allure modérée. En sortant de la Ferme, actuellement Hay El Houria, située juste après le pont d’Oued Chéliff, nous sommes tombés directement sur le tronçon d’autoroute menant vers la localité  de Chettia, chef-lieu de commune du même nom. L’air était frais et nous roulions à une allure presque  randonnière. Nous discutions de tout et de rien mais notre idée fixe, c’est la tâche que nous nous sommes fixés pour l’écriture d’un beau livre illustré relatant toutes les données concernant les 35 communes de la wilaya de Chlef. C’est sur proposition de l’union locale des écrivains que Monsieur le Wali de Chlef nous a chargés de cette tâche combien astreignante mais combien utile pour l’histoire de notre  pays en général et en particulier pour notre wilaya. Nous nous sommes fixés pour but la visite de toutes les communes de la wilaya. Monsieur  le wali a avisé, par  lettre circulaire, tous les chefs de Daïra et tous les présidents d’APC de la wilaya, afin de nous prêter main forte et de nous faciliter la tâche qui s’annonçait vraiment ardue et fastidieuse. Monsieur Mohamed BOUDIA, chercheur, historien et écrivain s'est porté volontaire pour accomplir cette mission historique et culturelle qui doit amener  un plus à l’histoire de la wilaya de Chlef. Il s'est adjoint  les services d’un caméraman professionnel, Amari, qui doit le suivre partout et prendre les photos sur les lieux même de la commune. Nous avions traversé la localité de Chettia qui commençait à s’animer et nous roulions sur l’autoroute jusqu’à l’entrée de la Daïra d’Ouled Farès qui est aussi le chef-lieu de la Commune du même nom. A la limite du tronçon d’autoroute qui nous a mené de Chlef à Chettia, puis à Ouled Farès, nous remarquons une station d’essence à l’entrée du village sur notre gauche et sur notre droite, un édifice public, en l’occurrence un collège d’enseignement moyen. Des bâtiments à perte de vue sont en construction tout le long du tronçon d’autoroute menant de Chettia à Ouled Farès. Ces nouvelles constructions devraient remplacer, d’après certains ex-responsables de la Wilaya, les chalets préfabriqués érigés au lendemain du séisme du 10 Octobre 1980.

Nous avons traversé le village sans nous arrêter. Il était presque 8 heures trente. Nous avions passé le petit pont à l’extrémité Nord du village. Le cimetière des « Chouhadas » se dressait là, à l’horizon, témoin des sacrifices faits par les valeureux enfants de l’Algérie. Après avoir dépassé le cimetière, juste après un long virage, une petite bourgade, ou plutôt un petit ilot de maisons traditionnelles se dressait là en face de la fontaine d’eau minérale « Aïn Bouchakor » qui ne désemplit pas de toute la journée, de gens venus se ravitailler en eau « potable ». Il faut dire que l’eau distribuée à Chlef et ses environs par l’algérienne des eaux est imbuvable même avec la redevance demandée aux clients pour la qualité de l’eau qui n’existe nullement.

Nous continuions notre route et nous tombons sur un lieu-dit Afghane avant d’arriver à Cinq Palmiers (où il y avait un camp de concentration durant la guerre d’Algérie qu’on nommait « Camp Beaufils » situé dans une ferme coloniale du même nom et qui servait de lieu de séquestration et de torture occupé par les barbouzes de la DST (Direction de la Sécurité du Territoire).  Un peu en amont du village et sur la droite, nous pouvons remarquer  le mausolée  de « Sidi Maâmar ».

Quelques kilomètres plus  loin,  nous apercevons un barrage de gendarmerie fixe à la sortie du village « La gare de Heumis ». Sur la droite, une bifurcation qui mène vers la commune de Bénaïria. Pour notre part, nous continuions tout droit pour atteindre, quelques kilomètres plus loin, la daïra de Bouzeghaïa.  Des locaux commerciaux ont été construits à l’entrée Sud du village ainsi qu’une unité de la protection civile et un commissariat. Des HLM y ont été aussi érigés pour recaser  les fonctionnaires qui pourraient venir d’autres contrées pour les besoins de la sécurité du village. Nous avons traversé le village de Bouzeghaïa, de part en part, du Sud au Nord, pour commencer notre ascension des premiers contreforts des monts du Dahra. La route commençait à monter en lacets, par moments très étroits. A la limite du lieudit « la plâtrière des Heumis », la route devient plus ou moins rectiligne et nous apercevons déjà les premières maisons du douar « Kherba ». En dépassant le douar, dont les constructions se trouvent majoritairement sur le côté gauche de la chaussée, nous entamons la descente vers les plaines du littoral ténésien. Quelques lacets nous obligent à ralentir notre vitesse de croisière. Au bout de quelques minutes de trajet, nous débouchons sur le carrefour Sidi Akkacha – Abou El Hassan, où il y un poste de gendarmerie fixe afin d’assurer la sécurité du citoyen. Nous tournons sur la gauche pour nous engouffrer directement dans la route menant à Kaloul, Abou-El-Hassan, Aghbal et en dernier ressort  Thalassa et Tazghoult.

Sur la route menant à Kaloul et Abou-El-Hassan, des eucalyptus centenaires cernent la route de part et d’autre, en forme d’allée ombragée mais qui commence à laisser les rayons cuisants du soleil d’été car les arbres qui meurent ou qui sont à la fin de leur vie ne sont pas remplacés pour pérenniser cette voûte ombragée qui faisait la fierté des habitants de la région, il y a quelques dizaines d’années seulement.

Nous dépassons Kaloul sans nous arrêter et nous continuions notre route en direction d’Abou-El-Hassan. De loin, on remarquait une agitation inhabituelle et un brouhaha qui nous arrivait en sourdine, puis s’amplifiant au fur et à mesure que l’on se rapprochait de l’entrée Est du village. C’était le Dimanche, jour de marché hebdomadaire à Abou-El-Hassan. C’était l’occasion rêvée pour filmer et prendre des photographies pour notre livre. Nous nous présentâmes au brigadier du poste de la Gendarmerie Nationale qui nous accompagna jusqu’au Souk et nous avions pris de très beaux clichés et une vidéo souvenir pour les générations futures.

 

 

L’entrée du village et du Souk hebdomadaire d’Abou-El-Hassan

Le souk hebdomadaire d’Abou-El-Hassan (côté vêtements)

                                       Le souk hebdomadaire d’Abou-El-Hassan (côté meubles et literies)

 Le souk hebdomadaire d’Abou-El-Hassan (côté meubles et literies

Souk hebdomadaire d’Abou-El-Hassan (côté chaussures, literie, tapisserie)

Nous avions pris plusieurs photos et vidéos du souk puis nous avions pris congé de notre hôte (le brigadier de la gendarmerie) pour nous engouffrer  dans la rue principale du village d’Abou-El-Hassan. Le minaret, hautain d’une nouvelle mosquée, à l’entrée Est du village vous rappelle à un certain recueillement et vous enveloppe d’une aura religieuse qui vous va jusque dans vos veines et vous interpelle pour votre salut devant le Créateur.

La grande mosquée d’Abou-El-Hassan







L’entrée Est du Village d’Abou-El-Hassan

                 Nous remontons dans notre véhicule, après ces quelques clichés et nous empruntons l’artère principale du village. Après avoir traversé le village d’Abou-El-Hassan d’Est en Ouest, nous sortons de ce dernier pour commencer à goûter les plaisirs de la nature, avec les prés verdoyants de part et d’autre de la route qui nous mène vers Aghbal puis vers Thalassa.

 

Route et prés à la sortie Ouest d’Abou-El-Hassan.

                  Sur notre route, nous avons eu le plaisir de constater la revivification de notre cheptel par les troupeaux de moutons paissant paisiblement sur les deux côtés de la voie.

 


Troupeau de moutons traversant la route.





Collines avoisinant le village d’Abou-El-Hassan

 

Nous entrons dans la commune de Thalassa et nous franchissons le deuxième village important de la commune qui est Aghbal. Nous continuions notre route et à peine quelques kilomètres insignifiants nous séparent du village-mère qui est Thalassa. Nous nous présentons aux autorités locales et Monsieur Rekkab Abdelkader, le Président de l’APC, s’est fait un devoir de nous recevoir lui-même dans son bureau en nous souhaitant la bienvenue et en mettant à notre disposition tous les moyens nécessaires et indispensables à notre mission. Nous l’en remercions vivement.

 

Photo-souvenir lors de notre entrevue avec Monsieur Le Président d’APC (Rekkab Abdelkader) (ex-enseignant universitaire)

De gauche à droite : Abdelkader (Chauffeur de l’APC de Thalassa – Monsieur Rekkab Abdelkader (Président de l’APC de Thalassa – Mohamed  Boudia, cadre de l’éducation en retraite, écrivain, président du « café littéraire à la bibliothèque de Wilaya à Chlef – Si Djilali, Chauffeur de l’APC.

                   Pressés par le temps, nous prenons congé de notre hôte et nous déposâmes notre voiture particulière dans l’enceinte du parc communal pour emprunter la voiture de service avec chauffeur qui devait nous amener de prime abord sur un site où des vestiges très anciens s’y trouvaient. C’est à l’entrée Est du village de Thalassa. Nous traversons à gué l’Oued Tazghoult qui est à sec en cette période de prémices des grandes chaleurs. En revenant sur nos pas, en direction d’Aghbal, nous remarquons une colline parsemée de blocs de pierre qui ne vous disent rien vus de loin mais lorsqu’on s’y rapproche, nous constatons un trésor en matière de vestiges.


Site archéologique à l’entrée Est de Thalassa.

Oued Tazghoult en amont de Thalassa (à sec avec les premières chaleurs)

Vestiges d’une construction ancienne (époque romaine)

Groupe de bassins à eau taillés à même la roche

Plusieurs réserves à eau sur le site archéologiqBassin à eau avec couvercle

Bassin à eau taillé à même le roc sur le site archéologique

Bassin à eau avec sur le site archéologique de Thalassa

 Bassin à eau renversé sur le site archéologique

Groupe de bassins à eau taillés dans le roc

Dalle (1m80x60x60) comportant des caractères latins

Différentes réserves à eau taillées dans la pierre

 

Différents bassins à eau avec couvercle taillés dans le roc

Différents bassins à eau taillés à même le roc

Réserve d’eau taillée dans la pierre sur le site archéologique

Bassins hydrautliques (Réserves d’eau) dans le site Sidi Aek

                   D’après la multitude de bassins à eau rencontrés sur le site archéologique de Thalassa, on serait porté à croire qu’il y avait une communauté de plusieurs habitants sur le territoire du site archéologique.  Pour une première hypothèse, nous avions cru que c’était des sortes de tombeaux pour sépultures anciennes, mais après vérification et discussion avec les autochtones, il s’est avéré que ces bassins étaient des réserves d’eau qui servaient de réserve aux habitants qui demeuraient sur le site.

                   Il en existe des dizaines sur tout le site et l’on est supposé à croire que c’était un cimetière mais, ne trouvant ni ossements ni sépultures, nous sommes contraints à croire qu’effectivement c’était des petites retenues d’eau de pluie qui servaient pour l’usage domestique.

Arbre : Olivier millénaire se trouvant sur le site des vestiges

Lauriers roses dans la périphérie d’Aghbal Cne de Thalassa

 

Champ de pommes de terre aux abords de l’Oued Tazghoult

Site de verdure d’un oued à Aghbal

L’entrée d’une ancienne ferme  à Thalassa

La voûte de la porte d’entrée de la ferme à Thalassa

 

Ruines romaines à proximité de la ferme

Vestiges d’une huilerie romaine près de la ferme

Vestiges d’une huilerie près de la ferme



Vestiges d’une huilerie près de la ferme

Module d’une presse à huile près de la ferme

                   Sur le site de la ferme se trouvant dans le village de Thalassa, nous remarquons beaucoup de morceaux d’un puzzle qui pourrait être une ancienne huilerie romaine. Les éléments éparpillés que nous avons photographiés nous montrent bien que c’est des modules ayant appartenu à une presse ou plutôt un moulin à olives.

                   Ces éléments sont parfois de forme ronde, d’autres fois de forme conique ou plats ayant à leur centre un trou qui nous amène à penser que les éléments pouvaient s’emboîter pour constituer une moulin ou un « écraseur d’olives ».

 

« Guelmame El Bakht » (l’étang de la chance ou du destin), retenue collinaire sur les hauteurs de Thalassa

 

Site panoramique aux abords de « Guelmame El Bakht »

« Berket El Hadh »  et le panorama environnant Certains l’appellent « Guelmame El Bakht » (Lac de la chance)

 

                  C’est une retenue collinaire qui a été construite dans les années 2000 et qui sert actuellement à l’irrigation de certains champs maraîchers sur les hauteurs de Thalassa.

Panorama autour de la retenue d’eau « Guelmame El Bakht »

              Elle est située sur le flanc Est d’un pic de la chaîne du Dahra, de l’autre côté d’Oued Erroumane. Nous ne savons pas si cette appellation veut dire « la rivière des grenades » ou bien « la rivière des romains ». Les deux hypothèses sont plausibles.

« Bertket El Hadh » vue de loin ou « Guelmame El Bakht »

Panorama des environs de ThalasPanorama des environs de Thalassa

                  La région de Thalassa est très riche en agriculture. Le paysage est vraiment envoûtant de par la verdure et les maquis qui tapissent la région et en font un lieu de villégiature qui pourrait amener beaucoup de touristes à la région de Thalassa.

                  La forêt commence à reprendre et la verdure emplit toute la contrée et vous invite à respirer un air frais et sain parfumé de thym sauvage et d’odeur de pin.

                  Le calme qui y règne vous plonge dans une certaine euphorie et vous emmène sur les chemins du songe et du repos bien mérité avec une journée harassante dans la ville ou dans les champs.

            C’est un site à fructifier car la distance qui le sépare de la mer Tazghoult n’est qu’à quelques kilomètres seulement.

 Champ d’oignons et un autre de pois-chiches

Fellah en train d’amasser son foin à Thalassa

Avec la retenue d’eau de « Berket El Hadh », les cultures maraîchères foisonnent un peu partout aux abords de celle-ci. Les agriculteurs s’en donnent à cœur joie et l’on remarque tout au long de notre périple des fellahs travaillant dans les champs et suant pour donner un plus à leur région. L’agriculture y est prospère. Nous trouvons un peu de tout. Des champs de blé, de blé tendre, d’orge, d’avoine ainsi que des petits jardins potagers à proximité de la retenue d’eau. Bien que la retenue d’eau se trouve dans les tréfonds des djebels, la sécurité y est totale, car plusieurs postes de gardes-champêtres y sont installés et veillent à la sécurité des habitants. Mais quand arrive la nuit, tous reviennent vers le village où ils sont entassés dans des bidonvilles. A la faveur du programme présidentiel en matière d’auto construction rurale, plusieurs familles ont déjà obtenu l’aide de 700.000 dinars mais malheureusement, l’assiette pour implanter les maisons n’existant pas, les bénéficiaires attendent une aide des responsables au niveau de la wilaya pour dégager une assiette pouvant servir à la construction d’une cité pour ces bénéficiaires de l’auto construction.

                    La commune a bénéficié d’un programme très varié et les travaux d’assainissement et de viabilisation battent leur plein.

                    La région est touristique et peut attirer beaucoup de rentrées financières pour la commune qui se trouve seulement à quelques kilomètres de la mer. Des colonies de vacances pourraient y être implantées et elles auront mer et montagne en même tems.

Cheval attaché dans un champ

Un autre cheval blanc paissant dans un champ

Sur la piste qui nous ramène vers le village de ThalassaMaquis dans la région Ouest de ThalassaChamps et maquis aux abords de la piste vers ThalasRuines de l’huilerie romaine près de la ferme

Module d’une presse d’olives près de
la   ferme                                       




Broussailles à côté de « Berket El Hadh » Cne de Talassa

« Berket El Hadh » dans les hauteurs de la Cne de Talassa

Des moutons paissant aux abords de « Berket El Hadh »

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 21:33

                       Notre périple à Harchoune

 

            Il est presque huit heures du matin. Mon anxiété devenait de plus en plus pressante et je ressentais le besoin de m’évader de ma vie quotidienne qui était devenue de plus en plus monotone depuis que j’ai pris ma retraite. J’attendais avec impatience la venue de  mon collègue  Abdennour Chioune et  avec lequel je m’étais forgé une amitié à toute épreuve et qui devenait de jour en jour mon soutien pour le travail que nous faisions en vue de l’exécution d’un ouvrage toponymique et historique de la région de Chlef, commune par commune. Nos sorties se ponctuaient par des rencontres aussi bénéfiques les unes que les autres et nous arrivions à lier connaissance avec des gens formidables tout au long de nos randonnées dans les différentes communes de la wilaya que nous avons sillonnées durant nos périples qui se voulaient une étude presque générale de la situation des communes composant la wilaya de Chlef.
Nous avons pris le chemin vers Harchoune qui est une commune située dans la wilaya de Chlef juchée au pied de l’Ouarsenis. Il ne nous a fallu que quelques dizaines de minutes pour nous retrouver en plein sur le territoire très vaste de la commune. Nous roulions en direction du village de Sendjas après avoir dépassé les confins du site « Gaz » préfabriqué. Nous avions parcouru quelques kilomètres, lorsque nous nous trouvions à la croisée des chemins dont l’un mène à Sendjas et l’autre vers El Karimia et Harchoune. Nous avons bifurqué à gauche pour prendre la direction du village de Harchoune. Même pas une dizaine de kilomètres nous séparaient de ce dernier. Quelques minutes nous ont suffi pour être en vue du village de Harchoune. Nous avons presque traversé le village pour nous retrouver en stationnement devant la mairie du village. Plusieurs nouvelles bâtisses donnent un semblant de renouveau au village. Nous nous sommes présenté au planton et juste à ce moment, le secrétaire général de l’APC sortit de son bureau et nous reçut à bras ouverts. Nous le remercions pour cet accueil chaleureux. Nous sommes restés quelques minutes dans son bureau en attendant le Président de l’APC qui devait nous rejoindre. Ce dernier ne mit pas beaucoup de temps à apparaître dans l’encadrure de la porte du Secrétariat Général. Il nous souhaita la bienvenue et nous invité à aller dans son bureau. Nous avions discuté de notre projet et des plusieurs autres concernant le devenir de la commune de Harchoune. Le Président de l’APC en fut émerveillé et npromit toute l’aide nécessaire. Par la suite, il délègue son premier vice-président qui avait déjà trois mandats à son actif. C’était un homme jovial qui s’intégra facilement dans notre groupe et nous pûmes passer des moments très bénéfiques pour notre projet et pour la commune de Harchoune. Nous avons parcouru le village de long en large et nous y avons photographié les différents édifices publics nouvellement construits. Nous étions accompagnés par le vice-président de l’APC, Monsieur Mohamed qui nous fit visiter le village de fond en comble et dans tous ses aspects de la vie sociale. Nous le remarquons là sur la gauche de Mme Halima-Filali Fatma, centenaire de la commune de   Harchoune.

               Palmier à 11 troncs à Harchoune (Chlef)    

Nous avons rencontré la dame qui nous a raconté sa vie pleine de péripéties depuis un siècle et nous a demandé de prier avec elle pour son fils ainé qui vient de perdre sa femme lui laissant neuf enfants. Elle se rappelle de tout avec des détails précis et son ouïe est toujours plus ou moins fine. Elle marche et se suffit à elle-même sans le concours d’autrui. Elle nous a donné un plus dans notre tâche et nous a revigorés par sa prestance et sa mobilité. Sa voix était claire et elle nous parlait d’une manière presque spontanée sans oublier la vertu des femmes algériennes lorsqu’elles parlent devant des hommes. Par mesure de respect pour l’homme, elle le sanctifie presque et lui voue tout son amour, qu’il soit l’enfant, le père, le frère ou le mari.


La verdure à Harchoune est luxuriante. Tous les endroits que nous avions visités nous donnaient une image nouvelle de cette commune apparemment déshéritée. Nous avons remarqué en cette commune la diversité de notre patrimoine dans toutes ses profondeurs et ses essences propres à la vie de tous les jours. Nous y avons rencontré des gens formidables, simples et très chaleureux. La richesse de notre pays ne se situe pas seulement dans les ressources minières ou agricoles mais plutôt dans notre société plurielle qui est digne et qui vous imprègne de ses manières et de ses coutumes combien nécessaires et indispensables à la vie en communauté. Vivre au milieu des populations rurales est une éducation que tout un chacun devrait prendre en considération pour beaucoup plus de cohésion et d’éducation de notre société citadine qui tend de plus en plus à devenir le matérialisme intrinsèque en  personne. 
Le tourisme de montagne pourrait apporter une nouvelle vision de la vie au niveau de tous nos villages de montagne tels qu’El Karimia et Harchoune. Il pourrait nous apporter un plus pour les populations déshéritées et changer plus ou moins le mode vie et de penser de certaines populations et leur permettre ainsi d’accéder à un certain bien-être de la vie. Le barrage de Harchoune dans la commune du même nom a été d'un apport conséquent pour l'agriculture dans la région. Pour ce qui est du tourisme local de montagne, des gîtes et des auberges seraient les bienvenus pour accueillir des stages et des universités d'été dans tous les domaines de la vie poliique et sociale du pays. Des sites inoubliables et introuvables ailleurs donnent à la commune de Harchoune une primauté pour le tourisme de montagne ou des randonnées peuvent être organisées tout au long de l'année.

Lycée « Mohamed Khentache » à Harchoune Daïra d’El Karimia (Chlef)












Une rue de Harchoune plantée d’arbres – Une enveloppe pour les routes du village a été acquise et un tapis pourra recouvrir les rues de Harcho


Camp militaire français construit autour du mausolée de Sidi Abdelkader. C’est là que les militaires français ramenaient leurs prisonniers et les torturaient
Les ruines du camp militaire qui servait de lieu de torture et d’incarcération des populations de la région de Harchoune et des environs.

                                                                  La nouvelle crèche se trouvant au  centre de Harchoune. Le mur d’enceinte de la nouvelle crèche décoré de l’intérieur

Nous avons visité la nouvelle crèche du village de Harchoune. Nous avons rencontré un jeune, Rahma Maâmar, qui s’occupait de cette crèche. Il nous a avancé que lui et son ami Naâs Smaïn, ont voulu embellir un peu les murs de cette crèche pour donner une bonne impression de notre ville. Nous avons remarqué qu’ils se débrouillent très bien et que les murs d’enceinte de la crèche étaient complètement dessinés, pour une première fois sur leurs propres deniers et par la suite, le Président de l’APC, se rendant compte de leur talent, commença à leur acheter le matériel de peinture nécessaire à l’embellissement de l’établissement éducatif.


Vue générale de Harchoune et du barrage  - (Oued Ezzourgue et El hrabla et c’est ce dernier qui est le plus important.

Une étude a été faite pour la construction d’un barrage sur l’Oued El Hrabla qui est plus important qu’Oued Harchoune et Oued Ezzourgue. Il permettrait un essor considérable de l’agriculture dans la région de Harch


Stèle commémorative érigée en plein centre de Harchoune à la mémoire des chouchadas de la région.                                     



L’autoroute Est-Ouest qui passe à proximité du territoire de la commune de Harchoune lui ouvre de nouvelles perspectives en matière de tourisme.



Une seule souche avec plus de onze (11) palmiers, une première à Harchoune.


Avec la réforme en agriculture et avec l’aide de l’Etat, des vergers verdoyants prennent naissance même à Harchoune pour le bien de la localité.

Rue de la mosquée à Harchoune daïra d’El Karimia (Chlef)

Ferme du Caïd Bouthiba dans l’abandon le plus total.

C’est dans cette ferme désaffectée, en aval du barrage de Harchoune qu’a eu lieu un violent accrochage entre les forces combinées de sécurité et les terroristes. Plusieurs morts ont été enregistrés de part et d'autre.  
Cette photo représente un bâtiment qu’on appelait « El Houkouma » du temps des caïds (c’est-à-dire : locaux recevant les représentants du gouvernement français dans la région tels que l’Administrateur, le Bachagha, le Caïd, le Garde-champêtre, etc…)

Une pépinière tenue par un privé de la région et faisant travailler plus d’une dizaine d’ouvriers, tous assurés comme nous l’ont précisé les travailleurs de cette pépinière obtenu à la suite du plan de valorisation des terres Pépinière de Harchoune (plusieurs sortes d’arbres et d’arbustes y sont cultivés)



Photo souvenir prise devant les locaux de la direction de la pépinière

De G. à D. - Mohamed Boudia, écrivain – Le vice-président de l’APC de Harchoune – 

La nouvelle mosquée de Harchoune

Le mokkadem Ali Haimoud Djjilali né en 1933 nous a donné des renseignements sur la procession (Errakb) de Sidi Ali Bahloul, qui d’après lui est le fils de Sidi M’hamed Bénali Abahloul et frère de Lalla Aouda. Durant la période de printemps et exactement au mois de mai, nous commencions notre procession en partant, par un Lundi, au mausolée de Si El Mehdi en premier, Sidi Bencherki le mardi et pour le Rakb de  Sidi M’hamed Bénali Abahloul par le vendredi.

En passant par El Karimia, Sidi Bouabdellah, Oued Fodda, Oum el Drou, pour arriver enfin à Médjadja et nous passions la journée et leur remettons les oboles qui nous ont été données par les populations de Harchoune. L’imam de Harchoune qui est un jeune homme du nom de Mohamed Khélifi Othmane (sortant de la zaouïa d’El Attaf) nous donna des renseignements sur la zaouïa et l’école coranique de Harchoune, attenante à la mosquée en plein centre ville. D’après l’Imam, les disciples (talebs) ne resteront pas tant que la zaouïa restera dans le centre ville. La promiscuité avec les jeunes ne les laissera jamais apprendre le Coran. Il y aura toujours des déviations. Pour le disciple, il lui faut une certaine austérité et un certain ermitage « khoulwa » afin qu’il puisse se consacrer complètement à l’apprentissage du Coran avec dévotion.

Intérieur du jardin public avec son jet d’eau à Harchoune

 

 

Photo souvenir prise avec Monsieur Kouadri Habbaz Mohamed

Cheikh Abdelkader Boukhannoussi né le 14 février 1898 décédé le 14 janvier 1975 à Harchoune. C’était un éminent cheikh d’une zaouïa de la région. Une anecdote circule sur ce cheikh  concernant la sagesse de ce dernier. Elle nous fut racontée par des gens de la région. « Un jour, quelqu’un est venu demander au cheikh comment faire pour devenir musulman et comment faire la prière. Ce dernier lui répondit qu’il n’y avait rien de plus facile. Il fallait faire ses ablutions et apprendre dans Sourate el Fatiha seulement : « Bismillahi Errahmane Errahime, Al Hamdou Lillahi Rabbi El Âlamine » et faire cela cinq fois par jour en priant. Pour la prière c’est deux prosternations pour toutes les prières qu’elles soient du Fajr, du Dhohr, de l’Âasr, du Maghreb ou de la Îcha. Cheikh Abdelkader Elkhannoussi voulait lui simplifier les choses pour ne pas l’éloigner de la voie de la rédemption. Il ne voulait point l’encombrer avec tous les rituels de la religion musulmane pour un premier temps et lui laisser le loisir de découvrir par lui-même les préceptes du Coran et de l’Islam. L’individu dont il est question retourna un jour dans son fief et entra dans la mosquée pour faire sa prière du « Dhohr » qui comporte 4 prosternations (rak’âtes). Ce dernier se prosterna par deux fois seulement et dit les mots pour clôturer sa prière (Attaslime) alors que les autres fidèles s’étaient relevés pour entamer les deux dernières prosternations du « Dhohr ». L’individu ne broncha pas. Il était sûr de lui et de son acte. A la fin de la prière, l’Imam, ayant remarqué son stratagème, lui posa la question de qui tenait-il que la prière du « Dhohr » contenait seulement deux prosternations (rak’âtes). Il répondit à l’Imam (qui connaissait bien Cheikh El Boukhannoussi car il fut son disciple à un moment donné) que c’était Cheikh El Boukhannoussi lui-même, en personne, qui le lui avait dit. L’Imam en resta médusé puis dit à l’encontre du fidèle : « Du moment que c’est Cheikh El Boukhannoussi qui te l’a dit, alors continue, tu es dans la justesse ». Un autre jour, Cheikh El Boukhannoussi venait à passer par le même village et au moment de la prière du Dhohr, il fit sa prière avec les 4 rak’âtes officielles. Les gens en restèrent bouche bée. L’individu était présent ce jour-là et il s’arrêta à la deuxième rak’â comme toujours. L’imam de la mosquée ne pouvait laisser passer l’occasion de demander à son maître les tenants et les aboutissants de l’affaire. Il dit : « Cher maître, vous voyez cet individu là-bas, il prétend que vous lui avez enseigné qu’il pouvait prier avec 2 rak’âtes seulement la prière du Dhohr ainsi que pour toutes les autres prières ». En effet, répondit le Cheikh. Il continua à expliquer à l’Imam : « Mais bien sûr, c’est un bonhomme analphabète, une sorte de bête parlante, avec quatre pattes, lorsqu’il m’a demandé comment entrer dans l’Islam, je ne savais pas par où commencer mon explication fastidieuse de l’Islam, alors je lui ai simplifié le tout pourvu qu’il devienne pieux. Pour ma part, c’est une sorte de bête à qui j’ai entravé les deux pattes arrière, alors à vous de lui entraver les deux pattes avant si vous voyez qu’il est à point »

Nous avions visité la commune de Harchoune de long en large et nous sommes restés sur notre faim car nous n'avions pas tout vu. Il nous restait beaucoup de choses à voir et à immortaliser sur nos appareils photos. C'est une région qui mérite qu'on y développe  le tourisme de montagne avec la création d'auberges et de gîtes. Ce serait un plus pour cette région qui est presque encore à l'état vierge.

  

 

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