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9 août 2012 4 09 /08 /août /2012 09:00

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Le café littéraire sis à la bibliothèque de wilaya continue sur sa lancée en respectant son programme de soirées culturelles ramadhanesques dans différents créneaux, tant littéraires, linguistiques que sociaux pour le plaisir de ses adeptes. Toutes les soirées sont dirigées par son président, Mohamed Boudia, écrivain, qui ne ménage aucun effort pour la réussite de cette aire culturelle et sa pérennité dans le temps et l’espace culturel ô combien pauvre et combien délaissé par certaines autorités dont les vues sont tellement exigües qu’elles ne prennent même pas le temps de voir ce qui se passe sous leur toit et dénigrent parfois même tout ce qui est culturel au sens propre et étymologique du terme.

Pour cette nouvelle édition du Café Littéraire de Chlef, un invité de marque, le Dr Ait-Saâda Maâmar, psychologue en retraite et président d’une association d’aide à l’enfance et aux femmes en difficultés, qui donna une communication dont le titre est : « Accompagnement psychologique et prise en charge des malades par les divers praticiens de la santé publique et privée ».

Le Dr Aït Saâda a commencé par donner certains exemples dans la vie courante et des malades qu’il a reçus dans son association. Une femme est venue, une fois, lui raconter que le médecin traitant son fils, après lui avoir demandé de faire des radios et analyses a commencé par faire peur au patient en s’étonnant d’après la manipulation des radios en lançant des onomatopées «  pa ! pa ! pa ! pa ! Mais c’est grave ! Oh ! Madame, vous feriez mieux de prendre le malade et d’essayer de le ménager car il n’y a plus rien à faire…….

Le malade, agressé, tomba à genoux et commença à pleurer. La dame était venue voir le Dr Aït Saada, psychologue, pour pouvoir remonter le moral de son fils ce qu’il a essayé de faire en lui expliquant que le médecin s’était trompé et que tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir.

Une autre fois, il reçut un sexagénaire qui, lorsque le docteur Aït Saâda voulut entamer une discussion avec lui, le patient lui répondit : « Docteur, je suis venu pour parler, alors laissez-moi parler, j’ai besoin de vider mon sac ». D’après cette diatribe, le Dr Aït Saâda comprit que le patient avait gros sur le cœur et ne demandait seulement qu’on l’écoute car à un moment donné, il a été frustré dans son amour-propre lorsque le médecin traitant lui fit signifier qu’il devait se taire et écouter et que ce n’était pas à lui de faire connaître le travail au médecin traitant, d’où sa venue chez le psychologue pour vider son sac.

D’après toutes ces constatations, le docteur avança que la prise en charge des patients ne se fait pas en bonne et due forme tant dans le secteur public que dans celui privé.

C’est l’objet de cette communication que doit traiter le Dr Aït Saâda Maâmar et susciter un débat pour comprendre les tenants et les aboutissants de cette manière de recevoir les patients au niveau de toutes les structures médicales. Il n’omettra pas de dire qu’il faut éviter l’énervement et la non-communicabilité qui doit exister entre un patient et son médecin traitant. Il lance un appel à tous les praticiens de respecter le malade car les cinquante pour cent de la thérapeutique est l’écoute et la communication avec le malade, donc une prise en charge psychologique afin de donner l’occasion au patient de parler de son mal et ainsi pouvoir le vaincre par autosuggestion par moments. Les patients sont stressés et c’est ce qui crée chez eux des maux divers (colon, estomac, gastrite, migraine, etc…)

Un débat très fructueux et controversé fut entamé à la fin de la communication. Plusieurs interventions furent enregistrées et toute l’assistance tomba d’accord sur la mauvaise prise en charge des malades par les praticiens.

Le Dr Aït Saâda Maâmar, émit le vœu que l’association des médecins puisse entamer un colloque sur la psychologie de la prise en charge des patients et essayer d’inculquer cette morale de communication qui doit rapprocher le malade de son médecin traitant afin que le traitement thérapeutique puisse avoir un impact certain sur le patient.

D’autres invités ont avancé que dans la majorité des cas, nous trouvons  des cabinets de médecins dans un état lamentable avec des « bancs de café maure » qui ne reflète aucunement qu’on se trouve dans un cabinet médical.

La deuxième communication échut à Mr Kiouar Mohamed Baroudi, ancien syndicaliste et ancien scout qui  présenta le thème dont le titre est : « Les Scouts Musulmans Algériens dans le mouvement nationaliste »

Tout au début de son intervention et après avoir remercié les dirigeants du café littéraire de lui avoir permis de présenter le mouvement scout, Mr Kiouar donna quelques références qui ont soutenu sa communication et fit allusion aux livres écrits par des chefs scouts, en l’occurrence, Le Raïs Mahfoudh Kaddache et le Raïs Derrouiche, qui sont des dirigeants scouts et  historiens.

Mr Kiouar n’omettra pas de retracer l’historique du scoutisme international en parlant du précurseur Baden Powell et de son épopée en  Afrique du Sud qui lui valut la création des éclaireurs parmi les jeunes désoeuvrés autochtones d’Afrique du Sud lors de la colonisation de ce territoire par les anglais. Il fit ensuite part de ses connaissances en matière de scoutisme et fit appel à la loi de 1901 qui permettait aux indigènes de créer des associations de scouts et sportives. Il fit un rappel très détaillé du mouvement nationaliste qui s’est intégré dans les scouts musulmans algériens par le biais du Morchid. Il devait en outre souligner que les S.M.A. ont été une école du nationalisme. D’après le conférencier, c’est dans leur majorité des chefs scouts, ceux qui ont déclenché la révolution algérienne. Il n’omettra pas non plus de citer le père du scoutisme, en l’occurrence, Mohamed Bouras qui fut exécuté en 1941 par les forces coloniales car il représentait l’émergence d’un mouvement nationaliste que le colonialisme se devait de faire taire.

Monsieur Kiouar continua de décortiquer l’apport des Scouts Musulmans Algériens en insistant sur le rôle joué par ces derniers dans le mouvement nationaliste  d’alors.

Les débats étaient fructueux et  monsieur Kiouar se faisait un plaisir de présenter avec sérieux ses différentes visions du mouvement nationaliste au sein des unités des Scouts Musulmans Algériens. Il devait conclure que, par nostalgie, au lendemain de l’indépendance, la fédération algérienne du scoutisme a maintenu le sigle de « Scouts Musulmans Algériens » bien que l’Algérie fût un pays musulman.

                              Mohamed BOUDIA

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