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5 novembre 2010 5 05 /11 /novembre /2010 21:29

 

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SIDI MAAMAR  -  HARCHOUNE

Dans notre quête PHOTOS-HARCHOUNE-8-JUILLET-2009-063.jpgsur l’histoire de « Orf Sidi Maâmar », nous avons pris attache avec Monsieur Ahmed BOUAICHA, m’kaddem du wali Allah Essalah, Sidi Maâmar de Harchoune. Nous l’avons questionné sur le saint de la région. Il s’est présenté à nous et nous a révélé certaines vérités que nous ignorions quant aux barakates du wali Allah Essalah Sidi Maâmar de Harchoune :

J’ai 83 ans et je suis m’kaddem de Sidi Maâmar de Harchoune. Avant nous avions une certaine sincérité et un certain respect de nos saints. Actuellement il n’y a presque aucun respect dans ce sens avec ces nouvelles générations. On faisait la wa’âda de Sidi Maâmar une fois par an. Nous achetions un bœuf qu’on laissait paître dans la nature. Le soir tombé, il revenait tout seul et passait la nuit à côté du mausolée de Sidi Maâmar jusqu’au matin. Lorsqu’arrive le temps de la wa’âda, nous faisions tourner le taureau tout autour de la tombe de Sidi  Maâmar et au bout de sept tours, le taureau était terrassé et tombait tout seul se prêtant à l’immolation. Actuellement, vous le faites tourner toute la journée, il ne tombera point car les temps ont changé et il n’y a plus de sincérité (niya).

Actuellement je fais des pieds et des mains pour pouvoir organiser la wa’âda. J’arrive à peine à récolter une vingtaine de grands plats pour cette réception. Cette nouvelle vague de musulmans ne croient plus en ces wa’âdates. J’en fais le serment, je ne m’arrêterais jamais d’organiser la wa’âda jusqu’à ma mort. Pour eux, c’est contraire à la religion. Je vais vous raconter quelques anecdotes concernant la baraka de Sidi Maâmar. Lorsque nous allions reconstruire le mausolée de Sidi Maâmar, nous étions quatre ou cinq personnes (Hadj Tayeb, Kaddour Bénaouda, Kaddour Bekkaï, Si Ali ben Mokhtar). Nous passions devant une demeure, et nous avons été accostés par une vieille qui priait et nous demandait de prier avec elle afin que Dieu puisse donner à son fils (Tahar ould Mohamed ben Tahar) un héritier (ce dernier avait eu seulement sept filles). Si El Mokhtar se décoiffa et commença à prier, Nous avions invoqué Dieu et l’intéressé a eu trois fils d’affilée. Les dires du m’kaddem ont été corroborés par plusieurs personnes présentes dont Bouaïcha Bahloul et plusieurs autres membres de la famille Bouaïcha. Une autre fois, des femmes sont venues se recueillir sur la tombe du Saint Patron Sidi Maâmar. Deux ans après, elles sont revenues avec deux enfants que j’ai tenu dans mes bras. A la question de savoir s’ils participent au Rakb de Sidi Maâmar  (procession) vers le vrai tombeau de Sidi Maâmar à Lahlaf (Béni Ouragh) dans la wilaya de Relizane, il nous a été répondu qu’ils n’ont jamais participé à ce Rakb (procession). Pourquoi, ils n’en savent rien. Ils suivent les coutumes de leurs ancêtres. Ils ne font que la wa’âda de Sidi Maâmar de Harchoune. Ils nous ont parlé du Rakb (procession) de Sidi M’hamed Bénali. A celui-là, ils participaient autrefois, avant la décennie rouge. Ils donnaient une wa’âda au mausolée de Sidi Maâmar où les gens étaient invités pour manger puis Ils partaient de Sidi Maâmar avec plusieurs Taleb qui psalmodiaient le Coran ainsi qu’une sorte d’oraison funèbre qu’on nomme « Borda » qu’on dit lorsqu’on emmène le mort vers sa dernière demeure (cimetière). Ils s’arrêtaient à Sidi Bahloul de Harchoune, puis ils se dirigeaient vers Yarmoul où ils campaient et ramassaient les oboles (ziyara) pour les ramener vers la zaouïa de Sidi M’hamed Bénali. Avant de rendre visite au mausolée de ce dernier, ils devaient obligatoirement passer au Mausolée de « Nakhla » à Médjadja, ensuite ils rejoignaient Sidi M’hamed Bénali, en psalmodiant la « borda » ainsi que le Coran jusqu’à l’aube. Puis le lendemain, ils revenaient vers Harchoune.

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